Pique nique à marée basse
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Il présente des défauts esthétiques mineurs visibles à 20 cm (rayures ou éraflures)
Ecran : micro-rayures possibles
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Emballage du produit : peut-être abimé ou avoir été remplacé, le cas échéant, par un emballage neutre. Cela n’a aucune incidence sur la qualité du produit lui-même.
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Sur les rivages d'un aber breton, dans le Morbihan, une bande de copains se retrouvent après quelques années. Plusieurs sont devenus célèbres : Jacques, journaliste vedette de la télévision, sa compagne Jeanne, écrivain, Bruno, restaurateur émigré aux États-Unis... Leurs chemins ont divergé. Le passé pèse toujours. En particulier la mort de Lena, dont Al, leur hôte, ne s'est jamais remis. Et certains n'ont pas apprécié qu'Al, réalisateur, se soit servi de leur histoire commune dans son dernier film, Le Désespoir des singes....
Caractéristiques
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- Date de parution
-
mars 2007
- Editeur
- Collection
- Format
-
11cm x 17cm
- Nombre de pages
-
312
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Pique nique à marée basse
Résumé
Sur les rivages d'un aber breton, dans le Morbihan, une bande de copains se retrouvent après quelques années. Plusieurs sont devenus célèbres : Jacques, journaliste vedette de la télévision, sa compagne Jeanne, écrivain, Bruno, restaurateur émigré aux États-Unis... Leurs chemins ont divergé. Le passé pèse toujours. En particulier la mort de Lena, dont Al, leur hôte, ne s'est jamais remis. Et certains n'ont pas apprécié qu'Al, réalisateur, se soit servi de leur histoire commune dans son dernier film, Le Désespoir des singes.
Le lendemain du dîner, le commandant Le Croisic, qui habitait la maison voisine, est retrouvé mort, tué par balles. Des soupçons pèsent sur Al, qui a caché ses relations avec la victime. Les retrouvailles entre amis tournent au cauchemar. L'affaire Le Croisic et ses rebondissements, orchestrés par les révélations de Jacques au journal télévisé, cache-t-elle d'autres vérités inavouables ?
Avec humour et sensibilité, ce roman développe l'histoire de quadragénaires aux prises avec le temps qui passe, la célébrité, l'actualité, dans le décor somptueux de la Bretagne secrète.
Hervé Claude, journaliste à la télévision, est l'auteur d'une dizaine de romans, dont Le Désespoir des singes (Flammarion, 1987 et J'ai lu, 1989), Une image irréprochable (Ramsay, 1998), Riches, cruels et fardés et Requins et Coquins (Gallimard, «Série noire», 2002 et 2003).
Extrait du livre :
J'avais soupçonné la surprise qu'ils me réservaient, mais j'ai quand même été étonné. Bruno était venu en éclaireur. Il avait voulu tout organiser. J'avais accepté pour les invitations, il en gardait le secret, mais je me suis opposé à ce qu'il m'aide pour la cuisine. Timothy, son ami américain, s'était proposé spontanément. Ils la faisaient toute l'année dans leur restaurant de Los Angeles et je ne voulais pas qu'ils se sentent obligés. J'ai ainsi raté une occasion de mieux connaître Tim, je sentais qu'il valait mieux que son image pour papier glacé des magazines. Mais que pouvait-il comprendre à notre complicité si ancienne avec Bruno, à nos blagues idiotes ? Même les moins jaloux se méfient de ces relations-là parce qu'elles n'ont apparemment pas d'enjeu. On peut se permettre toutes les vérités. L'amitié dérange les suspicieux, ce que Tim n'était peut-être pas.
Bruno était donc venu seul en fin d'après-midi. J'avais consenti à ce qu'il prépare la table et c'est tout. J'avais passé ma journée à m'occuper du reste. Parfois, je suis assez fier de ce que je suis capable de cuisiner, mais je ne sais pas le mettre en valeur. Il suffisait à Bruno, lui le chef, l'artiste, le sculpteur - mais l'était-il encore ? je n'avais pas osé le lui demander - de préparer une minuscule entrée pour que tous les autres ne retiennent que cela du dîner. L'amitié peut aussi s'agacer de concurrences impossibles.
Je l'avais déjà senti avec le chien un peu plus tôt. J'avais été surpris que Néron lui fasse une telle fête. J'ai un chien, ou plutôt je le partage. C'est l'animal d'un copain qui voyage beaucoup et qui me le confie pendant de longues périodes, comme cet été-là. Il est noir, c'est un bâtard avec des longs poils très durs à démêler, gros comme un sac de sport, moins utile et plus encombrant. Je l'adore, il m'obéit au doigt et à l'oeil, j'ai l'impression qu'il apprécie une autorité que n'a jamais son maître. Néron, plutôt réservé d'habitude, avait jappé de bonheur à l'arrivée de Bruno, le gros ours. Aboiements et caresses mutuelles. Je ne l'avais jamais vu ainsi, le chien s'entend. J'étais content, mais un peu jaloux. Quand il s'est allongé près de nous, toutes pattes dépliées, fourrure comme un tapis, ses yeux ne quittaient plus Bruno.
Le lendemain du dîner, le commandant Le Croisic, qui habitait la maison voisine, est retrouvé mort, tué par balles. Des soupçons pèsent sur Al, qui a caché ses relations avec la victime. Les retrouvailles entre amis tournent au cauchemar. L'affaire Le Croisic et ses rebondissements, orchestrés par les révélations de Jacques au journal télévisé, cache-t-elle d'autres vérités inavouables ?
Avec humour et sensibilité, ce roman développe l'histoire de quadragénaires aux prises avec le temps qui passe, la célébrité, l'actualité, dans le décor somptueux de la Bretagne secrète.
Hervé Claude, journaliste à la télévision, est l'auteur d'une dizaine de romans, dont Le Désespoir des singes (Flammarion, 1987 et J'ai lu, 1989), Une image irréprochable (Ramsay, 1998), Riches, cruels et fardés et Requins et Coquins (Gallimard, «Série noire», 2002 et 2003).
Extrait du livre :
J'avais soupçonné la surprise qu'ils me réservaient, mais j'ai quand même été étonné. Bruno était venu en éclaireur. Il avait voulu tout organiser. J'avais accepté pour les invitations, il en gardait le secret, mais je me suis opposé à ce qu'il m'aide pour la cuisine. Timothy, son ami américain, s'était proposé spontanément. Ils la faisaient toute l'année dans leur restaurant de Los Angeles et je ne voulais pas qu'ils se sentent obligés. J'ai ainsi raté une occasion de mieux connaître Tim, je sentais qu'il valait mieux que son image pour papier glacé des magazines. Mais que pouvait-il comprendre à notre complicité si ancienne avec Bruno, à nos blagues idiotes ? Même les moins jaloux se méfient de ces relations-là parce qu'elles n'ont apparemment pas d'enjeu. On peut se permettre toutes les vérités. L'amitié dérange les suspicieux, ce que Tim n'était peut-être pas.
Bruno était donc venu seul en fin d'après-midi. J'avais consenti à ce qu'il prépare la table et c'est tout. J'avais passé ma journée à m'occuper du reste. Parfois, je suis assez fier de ce que je suis capable de cuisiner, mais je ne sais pas le mettre en valeur. Il suffisait à Bruno, lui le chef, l'artiste, le sculpteur - mais l'était-il encore ? je n'avais pas osé le lui demander - de préparer une minuscule entrée pour que tous les autres ne retiennent que cela du dîner. L'amitié peut aussi s'agacer de concurrences impossibles.
Je l'avais déjà senti avec le chien un peu plus tôt. J'avais été surpris que Néron lui fasse une telle fête. J'ai un chien, ou plutôt je le partage. C'est l'animal d'un copain qui voyage beaucoup et qui me le confie pendant de longues périodes, comme cet été-là. Il est noir, c'est un bâtard avec des longs poils très durs à démêler, gros comme un sac de sport, moins utile et plus encombrant. Je l'adore, il m'obéit au doigt et à l'oeil, j'ai l'impression qu'il apprécie une autorité que n'a jamais son maître. Néron, plutôt réservé d'habitude, avait jappé de bonheur à l'arrivée de Bruno, le gros ours. Aboiements et caresses mutuelles. Je ne l'avais jamais vu ainsi, le chien s'entend. J'étais content, mais un peu jaloux. Quand il s'est allongé près de nous, toutes pattes dépliées, fourrure comme un tapis, ses yeux ne quittaient plus Bruno.
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Caractéristiques
- Auteur
- Editeur
- Date de parution
-
mars 2007
- Collection
- EAN
-
9782841148677
- ISBN
-
284114867X
- Illustration
-
Pas d'illustrations
- Nombre de pages
-
312
- Format
-
11cm x 17cm
- SKU
-
02442161
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