Immense tragedienne

Damia (Interprète) (CD album). 3 volumes Paru le 23 février 2018
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    Immense tragedienne
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    • Interprète(s) Damia
      Date de parution février 2018

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      Classe énergie Fiche énergétique de Titre
    • Elevée en Lorraine - où ses parents s’installent alors qu’elle n’est encore qu’un bébé - son enfance est placée sous le signe de la révolte. Le fait que son père ait été sergent de police, la main plutôt leste et la menaçant sans cesse de l’expédier en maison de correction, explique sans doute cela. Si bien qu’elle s’enfuit du domicile familial, à quinze ans, fermement décidée à conquérir ce Paris où brillent les derniers feux de la Belle Epoque. Jouant de sa beauté, de son charme naturel et de ses dons évidents pour la... Voir la suite

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    LE MOT DE L'ÉDITEUR Immense tragedienne

    Elevée en Lorraine - où ses parents s’installent alors qu’elle n’est encore qu’un bébé - son enfance est placée sous le signe de la révolte. Le fait que son père ait été sergent de police, la main plutôt leste et la menaçant sans cesse de l’expédier en maison de correction, explique sans doute cela. Si bien qu’elle s’enfuit du domicile familial, à quinze ans, fermement décidée à conquérir ce Paris où brillent les derniers feux de la Belle Epoque. Jouant de sa beauté, de son charme naturel et de ses dons évidents pour la comédie, elle se retrouve, quelques mois plus tard, figurante au Châtelet, sous le nom de Carmen.

    Elle y apprend à danser et à se mouvoir en scène, ce qui lui permettra, plus tard, d’intégrer la troupe de chorégraphies lumineuses de Loïe Fuller. Mais sa première grande chance viendra en 1910, quand Max Dearly lui offrira d’être sa partenaire dans «La valse chaloupée», en remplacement de Mistinguett. Elle n’a alors que dix-huit ans, et change son premier pseudonyme contre celui de Maryse Damia.

    Prise en main par Roberty - le mari de Fréhel, qui lui apprend à chanter elle passe à la Pépinière, puis au Petit Casino, dans un registre fantaisiste qui ne lui convient guère et que Max Dearly lui conseille d’abandonner au plutôt. Suivant le conseil, Damia change de répertoire, raccourcit son nom de scène et adopte le fameux fourreau noir, sans manches et décolleté en V, qui sera désormais sa signature, au même titre que le canotier pour Chevalier. L’extrême sobriété de cette tenue lui permet de mettre en valeur ses longs bras blancs, dont elle joue avec science, dans la lumière d’un projecteur unique («Les Goélands»), se souvenant fort à propos de l’enseignement de Loïe Fuller. Une silhouette et un jeu de scène qui, bien des années plus tard, inspireront Juliette Gréco et Barbara.

    Intronisée vedette à part entière, sur la scène de l’Alhambra, elle triomphe au Concert Mayol, au Casino de Paris, à Bobino, à l’Olympia et aux Folies-Bergère, avant de fonder son propre caf’conc’ : le Concert Damia. La Première Guerre mondiale la voit au front, où elle chante la mort qui rôde dans les tranchées («Garde de nuit à l’Yser», «La consigne», etc.). La paix revenue, sa carrière prend une dimension internationale, avec de nombreuses tournées à l’étranger entrecoupées d’apparitions au théâtre et dans de nombreux films, dont le fameux Napoléon d’Abel Gance.

    En 1943, soucieuse de renouveler son personnage si chargé de drame, elle renonce à son fourreau noir et aux complaintes réalistes pour un répertoire plus léger qu’elle interprète en robe de dentelle blanche, tout en jouant d’un éventail. Une tentative, à l’évidence, liée à l’Occupation et à la volonté de dédramatiser, l’espace d’un tour de chant, un quotidien déjà suffisamment sombre. Elle reviendra d’ailleurs à sa silhouette habituelle, dès la fin de la guerre, et poursuivra sa carrière jusque vers le milieu des années 50, où elle fera une ultime apparition sur la scène de l’Olympia, en juillet 1954, avec en lever de rideau un débutant nommé Jacques Brel.

    Chanteuse réaliste, tragédienne lyrique de la chanson, à la voix "faite d'un sanglot et d'une révolte mêlée", Damia, avec son sens unique de la théâtralisation des mots, incarnera sans doute, selon le mot du critique Pierre Bost : «le meilleur exemple de déplacement de l’intérêt de la chanson vers l’interprète».

    Caractéristiques détailléesImmense tragedienne

    • Interprète Damia
    • Editeur Epm
    • Date de parution février 2018
    • Live 0

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    Ecoute de l'album Immense tragedienne

    Damia

    Immense tragedienne

    00:00 00:30
    titre Durée
    • CD 1
    • 01 1936 – 1944 : On danse à La Villette (Larue / Carrara) 1944
    • 02 1936 – 1944 : La femme d’un soir (Inconnu) 1937
    • 03 1936 – 1944 : Tes yeux sont couleur de printemps (Vandair / Scotto) 1942
    • 04 1936 – 1944 : Celui qui s’en va (Richter / Richepin) 1936
    • 05 1936 – 1944 : Aimez-vous les moules marinières ? (Varna-Vaucaire / Revil) 1936
    • 06 1936 – 1944 : Un dimanche comme les autres ( Telly / Lenoir) 1936
    • 07 1936 – 1944 : Un souvenir (Rossi / Capitani) 1942
    • 08 1936 – 1944 : Un soir de fête (Les / Delannay) 1942
    • 09 1936 – 1944 : Mon amour vient de finir (Piaf / Monnot) 1942
    • 10 1936 – 1944 : Aux quatre coins d’la banlieue ( Vaucaire / Revil) 1936
    • 11 1936 – 1944 : J’ai rêvé cette nuit (Buzelier / Borel-Clerc) 1937
    • 12 1936 – 1944 : La Rue (Fallot / Gosselin) 1936
    • 13 1936 – 1944 : Un avion tout blanc (Malleron / Joeguy) 1939
    • 14 1936 – 1944 : L’Étranger (Malleron – Juel / Monnot) 1936
    • 15 1936 – 1944 : C’est la guinguette (François / Claret) 1936
    • 16 1936 – 1944 : Depuis que les bals sont fermés (Thoreau / Scotto) 1943
    • 17 1936 – 1944 : Personne (Emer / Emer) 1938
    • 18 1936 – 1944 : Je suis dans la dèche ( Asso – Lukine / Poll) 1937
    • 19 1936 – 1944 : Du soleil dans ses yeux (Nel’ly – Elvaury / Claret) 1938
    • 20 1936 – 1944 : Balalaïka (Vandair – Gastil / Charlys) 1939
    • 21 1936 – 1944 : Ma rue (François / Carrara) 1944
    • 22 1936 – 1944 : Johnny Palmer (Webel / Pingault ) 1937
    • 23 1936 – 1944 : De l’Atlantique au Pacifique (Feline / Honegger) 1938
    • 24 1936 – 1944 : L’Angélus de la mer 3’19’’ (Hermite - Goublier) 1938
    • CD 2
    • 01 1933 – 1935 : La Guinguette a fermé ses volets (Zwingel / Montagne) 1934
    • 02 1933 – 1935 : Dis-moi tout bas (Koger / Scotto) 1934
    • 03 1933 – 1935 : En maison (Aubret / Delettre) 1934
    • 04 1933 – 1935 : Toboggan (Lemarchand / Pares) 1934
    • 05 1933 – 1935 : Complainte (Duvivier / Dallin) 1933
    • 06 1933 – 1935 : J’ai perdu ma jeunesse (Martine – Grouva / Poterat – Lepointe) 1935
    • 07 1933 – 1935 : Les inquiets ( Dumestre / Dumestre) 1932
    • 08 1933 – 1935 : Mon phono chante (Beydts / Beydts) 1935
    • 09 1933 – 1935 : La Veuve (Jouy / Larrieu) 1933
    • 10 1933 – 1935 : Tu n’es plus rien (Sorbier – Cis / Marhush) 1935
    • 11 1933 – 1935 : La suppliante (Sap – Laurent) 1933
    • 12 1933 – 1935 : Tes yeux (Aubret / Lenoir) 1934
    • 13 1933 – 1935 : Pour en arriver là (Dommel / Lenoir) 1933
    • 14 1933 – 1935 : J’ai bu (Davson / Dallin) 1933
    • 15 1933 – 1935 : Mon matelot (Nichter / Betove) 1932
    • 16 1933 – 1935 : Roule ta bosse (Gantillon / Betove) 1933
    • 17 1933 – 1935 : La Mauvaise prière (Chalupt / Aubert) 1935
    • 18 1933 – 1935 : Les Naufragés (Davson /Chagrin) 1935
    • 19 1933 – 1935 : La Chanson des flots (Gael / Goublier) 1933
    • 20 1933 – 1935 : Beau petit marin de passage (Inconnu) 1933
    • 21 1933 – 1935 : Sur votre bateau (Aubret / Delannay) 1934
    • 22 1933 – 1935 : Mon cœur est un océan (D’Angelis / De Buxeuil) 1935
    • 23 1933 – 1935 : Chanson de halage (Claude – Lenoir) 1934
    • 24 1933 – 1935 : Pique la baleine sur le pont de Morlaix (Hayet – Chagnon) 1935
    • 25 1933 – 1935 : La Garde de nuit à l’Yser (Genval / Boyer) 1933
    • CD 3
    • 01 1928 – 1931 : Pour un mo (Valaire / Parera) 1929
    • 02 1928 – 1931 : Les Goélands (Boyer / Boyer) 1929
    • 03 1928 – 1931 : C’est mon gigolo (Mauprey – Lenoir / Casucci) 1930
    • 04 1928 – 1931 : Tu m’oublieras (Diamant Berger / Lenoir) 1930
    • 05 1928 – 1931 : Ne dis rien (Aubret / Fairman) 1929
    • 06 1928 – 1931 : Le Grand frisé (Ronn / Daniderff) 1930
    • 07 1928 – 1931 : Tu ne sais pas aimer* (Aubret / Zoka) 1931
    • 08 1928 – 1931 : Dis-moi (Valaire / Larrieu) 1928
    • 09 1928 – 1931 : On ne lutte pas contre l’amour (Boyer / Spoliansky) 1931
    • 10 1928 – 1931 : Boublitchki (Lenoir – Barrhel / Harsanyi) 1930
    • 11 1928 – 1931 : Celle que vous attendez (Lenoir / Burke) 1930
    • 12 1928 – 1931 : Ploum poum ploum (Briquet / Eblinger) 1928
    • 13 1928 – 1931 : La Rue de la joie (Larrieu / Larrieu) 1928
    • 14 1928 – 1931 : Maruska (Aubret / Rulli) 1929
    • 15 1928 – 1931 : Quand c’est lui (Phylo – Gabaroche) 1930
    • 16 1928 – 1931 : Ce n’est pas toujours drôle (Lelièvre – Pares / Parys) 1931
    • 17 1928 – 1931 : J’ai l’cafard (Despax / Eblinger) 1930
    • 18 1928 – 1931 : L’Orgue (Trad / Larrieu) 1929
    • 19 1928 – 1931 : Complainte de Mackie (Mauprey / Weill) 1931
    • 20 1928 – 1931 : Pour un seul amour (Aubret / Gabaroche) 1931
    • 21 1928 – 1931 : Les Nocturnes (Lepeltier – Cluny / Gabaroche) 1931
    • 22 1928 – 1931 : Berceuse tendre Il fait si bon auprès de toi (Ronn / Daniderff) 1931
    • 23 1928 – 1931 : Il ne reste rien (Janblan / Lenior) 1931
    • 24 1928 – 1931 : Je voudrais que la nuit (Aubret / Gabaroche) 1931
    • 25 1928 – 1931 : Redis-moi* (Diamant Berger – Monteux / Reale – Zoka) / 1931
    • 26 1928 – 1931 : La Chaîne (Ronn / Daniderff) 1928
    • 27 1928 – 1931 : La Fille aux matelots* 2’44’’ (Diamant Berger – Monteux / Reale – Zoka) 1931

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