Avis client

Valmyvoyou lit
Actif depuis le 20 novembre 2017
Dernier avis le 20 février 2019
107 avis rédigés
4,5/5 évaluation moyenne
52 notes utiles

Rompre
Rompre Super !
Note générale
Super !
Rompre C’est la première fois que je lis Yann Moix et rien de tel qu’un livre court sur un thème qui m’interpelle pour commencer. J’ai décidé de faire abstraction de l’homme public, afin d’avoir une lecture objective. Sous la forme d’un échange avec un journaliste, l’auteur se livre et explique son besoin de destruction dans sa vie amoureuse. J’ai eu la sensation d’un homme qui souffre. J’ai eu mal pour lui, mais aussi pour les femmes qui ont partagé un bout de vie à ses côtés. Yann Moix se livre sans concessions et sans indulgence pour lui-même. « Ce sont les mots d’un homme désespéré. Ce sont les paroles d’un homme qui ne sait plus comment ne plus souffrir et tente de se suicider autrement qu’en mourant ; ce sont les phrases d’un homme qui se suicide à l’aveu. » (à 77% du livre numérique). Ce roman est une confession risquée : il fera fuir certaines femmes, mais je suis sûre que l’auteur croisera aussi celles qui penseront réussir ce que les autres n’ont pas su. Cet homme a conscience du conditionnement de sa souffrance et ne sait pas comment vivre sereinement une histoire d’amour. Personne n’a su dire à l’enfant en lui qu’il est digne d’être aimé, ni lui montrer que l’amour peut être beau sans que ce soit la rupture qui le magnifie. Plus jeune, j’ai connu ce besoin de détruire ce qui est beau avant qu’il ne se termine, puisque je pensais, qu’irrémédiablement, c’est ce qui se passerait. Je « collect(ais) les hématomes du passé. » (à 73% du livre). J’ai appris à soigner et à aimer l’enfant en moi qui a souffert. Or, malheureusement, Yann Moix, petit garçon, ne semble pas libéré des chaînes des douleurs de l’enfance. Le passé nous construit, c’est vrai, et il faut parfois de l’aide pour qu’il ne nous entrave pas. Je n’ai pas toujours été en phase avec les pensées de Yann Moix, cependant j’ai aimé la manière dont il les formule. J’ai aimé son écriture emplie d’affection et de mélancolie. J’ai souligné de nombreux passages, pour la beauté de l’image, même quand l’idée ne correspondait pas à ma vision. Rompre est un livre qui ne m’a pas laissée indifférente. J’ai été sensible aux déchirements de cet homme ainsi qu’à la poésie de ses phrases.
Libre d'aimer
Libre d'aimer Super !
Note générale
Super !
Différent de ce que j’attendais mais j’ai adoré Au départ, j’ai été attirée par la photo de couverture que je trouve très belle. Le résumé me laissait penser que l’histoire porterait, essentiellement, sur la collaboration, avec les Allemands, de Monsieur Dorval et le danger pour Esther en raison de sa judéité. Or, ce n’est pas le thème principal de l’histoire. Pourtant, même ce livre ne correspond pas à ce que j’attendais, je l’ai adoré. L’histoire se passe pendant la guerre, mais à l'exception de certains passages, le contexte n’est pas beaucoup dépeint. Cependant, on le sent présent dans l’atmosphère, en filigrane. Esther et Madame Dorval cumulent les obstacles. La première est juive, la deuxième est mariée à un homme qui collabore avec les Allemands, l’une est la patronne de l’autre et les relations homosexuelles sont passibles de déportation. Sans oublier que les femmes n’ont pas beaucoup de droits. Elles sont sous la domination d’un père, puis d’un mari. Les deux femmes ne peuvent pas vivre leur amour, au grand jour, le risque de dénonciation est énorme. Plusieurs fois, je me suis fait la réflexion que les choses n’avaient pas tant changées, en soixante-quinze ans. Malheureusement, l’actualité fait état, régulièrement, de couples homosexuels qui ont été agressés. Ce livre est un beau plaidoyer de tolérance, qui montre que l’amour n’a pas de genre. Ce livre montre les effets néfastes du regard et du jugement des autres. Cette histoire pourrait être transposée à notre époque. Les différences d’âge, de milieu social, et d’orientation sexuelle sont toujours condamnées, avec virulence, par certaines personnes. L’amour que se portent Esther et Madame Dorval survivra-t-il, en dépit de tous les dangers ? Conclusion J’ai énormément aimé ce roman. L’histoire d’amour est magnifique. Bien qu’elle prenne l’ascendant sur le contexte historique, celui-ci est n’est jamais absent et ajoute une part tragique à une situation déjà difficile. J’ai adoré Libre d’aimer. C’est une ode à la tolérance et à l’amour.
Note générale
Super !
Sublime roman Quand j’écris « Elisa Sebbel », j’ai l’impression d’avoir tout dit, tant mon attachement à son premier roman est fort. J’ai souvent exprimé mon attention à la plume d’un auteur. Celle d’Elisa est magique : elle rappelle la richesse et la beauté de la langue française. Je ne sais plus si c’est la langue française qui sert l’histoire de La prisonnière de la mer ou si c’est l’écriture d’Elisa qui sublime notre patrimoine culturel. Les deux ne font plus qu’un et mon émotion est forte face à la beauté de ce texte. Alors que certains veulent faire disparaître le passé simple, l’auteure le manie avec élégance et virtuosité. Se fondant sur des faits historiques méconnus, La prisonnière de la mer se déroule à l’époque napoléonienne. L’armée a été battue et plus de 5000 soldats ont été déportés sur l’île de Cabrera. Vingt et une femmes font partie des prisonniers. Par la voix d’Héloïse, une jeune veuve de dix-huit ans, Elisa Sebbel décrit les conditions de leur captivité. Le manque d’eau et de nourriture, les épidémies, le désespoir, les morts, etc. composent leur quotidien. Pourtant, dans cet enfer, l’essence de l’humain n’est pas éteinte. Certaines amitiés permettent de tenir, l’amour aide à la survie, certaines solidarités mais aussi des stratégies se mettent en place. J’ai ressenti la faim, la soif, la violence, l’espoir et la maladie. Je suis tant entrée dans l’histoire que je me suis identifiée à Héloïse. Pourtant, j’ai regretté certains de ses choix, tout en la comprenant. Elle est une femme de coeur, indépendante, elle est forte et a du caractère. Nombreuses sont les femmes qui se reconnaîtront en elle. Les hommes, quant à eux, l'aimeront. Elle est justement entourée de plusieurs hommes … Je suis persuadée que le roman La prisonnière de la mer va beaucoup faire parler de lui. Je suis impressionnée par le travail de recherche phénoménal et la plume poétique de l’auteure, la retranscription de l’histoire des captifs de Cabrera et les personnages attachants.
Note générale
Super !
Un livre puissant Au décès de sa mère qu’elle n’a pas vu depuis vingt ans, Émilie se rend sur les lieux de son enfance. C’est là que le corps de sa mère repose. Ce pèlerinage fait remonter, en elle, tous ses souvenirs de petite fille et d’adolescente. Pendant quatre ans, Émilie et son frère ont été confiés à la garde de leur grand-mère et de leur tante. Ils ont reçu une éducation très stricte. Ils souffraient de l’absence de leur mère, qu’ils ne voyaient que tous les six mois, leurs parents vivant en Inde. Un évènement a modifié cette situation. Le père et la mère sont revenus en France et les enfants ont, enfin, vécu avec eux. L’écriture de Claire Blanchard évolue en fonction de l’âge de la narratrice. Le vocabulaire d’Emilie s’étoffe au fur et à mesure qu’elle grandit. C’est très subtil, je ne m’en suis pas aperçue immédiatement. Quand je l’ai réalisé, j’ai été épatée par le style de l’auteure. Le titre est particulièrement bien trouvé. Peu présentes et pourtant si justes, les comparaisons entre la mère d’Emilie et une tarentule correspondent à son comportement. Pour qui ne connaît pas ces relations familiales, le mélange de chaud-froid peut être surprenant : les insultes, puis les mots, doux, les câlins après les coups, etc. Et pourtant, c’est ainsi que se comportent les personnes toxiques. Ceux qui ont un regard extérieur pensent que l’enfant est rebelle. Mais les apparences sont trompeuses… Malgré ce que pourrait faire croire le début de ma chronique, ce livre n’est pas toujours noir. C’est vrai, certaines scènes serrent le cœur, mais les enfants ont une capacité de résilience qui leur fait vivre et savourer totalement les moments de bonheur. Émilie est intrépide. Elle a beaucoup d’imagination et fait des bêtises. De plus, comme tous les enfants malheureux, elle sait trouver des échappatoires. Aussi, la palette d’émotions est très large. On passe de l’amusement aux larmes, on rit puis on frémit de révolte. La danse de la tarentule m’a fait aimer (enfin !), la petite fille et l’adolescente que j’ai été.
Anna plurielle
Anna plurielle Super !
Note générale
Super !
Un coup de cœur en douceur Lorsque Elsie, championne de ski, meurt d’un accident, elle rencontre son ange gardien, Ernie. Celui-ci l’informe qu’elle doit réussir trois missions simultanées et que pour cela, elle aura droit à six incarnations pour atteindre ses objectifs. Elle intégrera à chaque vie un corps de vingt et un ans, elle s’appellera toujours Anna, seul le nom de famille sera différent, elle aura ses yeux bleu marine et elle se souviendra de ce qu’elle doit accomplir. Elle aura le soutien d’anges gardiens assez loufoques. Réussira-t-elle une de ses vies ? Au départ, l’idée de se réincarner peut donner très envie. Elsie montre qu’il n’est pas si facile de quitter une vie pour une autre. Dans chacune d’elle, elle ne part pas avec les mêmes atouts et dans chaque existence, elle laisse une part d’elle-même. J’ai parfois été très émue. J’ai ressenti une tendresse de plus en plus forte pour Anna, au fil des chapitres. Je l’ai trouvée de plus en plus émouvante, au fur et à mesure qu’elle s’enrichissait de ses vies précédentes. Une autre lecture de ce livre permet de dire que nous nous nourrissons de notre passé, à nous de profiter de nos expériences et des leçons apprises. Cependant, le sujet de la réincarnation donne une touche de magie, qui donne la sensation de lire un conte pour adultes. J’ai lu Anna plurielle avec mon âme d’enfant. Les anges gardiens y sont pour beaucoup. Leur apparence physique, leurs caractéristiques et leur personnalité ont contribué à cette part de rêve. J’ai eu un gros coup de cœur pour Ernie et Nini qui m’ont beaucoup touchée. Je pense que mes préférences sont révélatrices de ma sensibilité propre. Il y en a aussi un qui m’a donné envie de le câliner et d’autres m’ont fait beaucoup rire. Anna Plurielle est un coup de cœur qui est monté tout en douceur. Je l’ai lu le sourire aux lèvres, la tendresse au bord du cœur et des étoiles dans les yeux.
La dédicace
La dédicace Déçu
Note générale
Déçu
Ce n’est pas un livre pour moi Le premier roman d’une jeune femme va être publié. Elle a trois jours pour trouver la dédicace de son livre, avant qu’il parte à l’imprimerie. Or, elle ne sait pas à qui dédier son ouvrage. Le thème du livre m’attirait énormément et les premiers chapitres m’ont laissé penser que j’allais aimer La dédicace. Or, c’est le contraire qui s’est produit. En effet, j’en suis arrivée à détester l’héroïne, à ne plus la supporter. Elle porte un regard très négatif sur son environnement et les gens, qui m’a même semblé souvent méprisant. J’ai trouvé ce roman très noir, alors que la situation ne s’y prêtait pas vraiment. Certains passages m’ont dérangée. Lorsque la jeune femme dit qu’elle estime avoir eu l’enfance la plus chaotique qu’un enfant puisse avoir, elle m’a mise en colère. Les raisons invoquées m’ont donné envie de lui expliquer ce qu’était une enfance vraiment chaotique. Une scène m’a donné littéralement des hauts de cœur et je me suis interrogée sur la nécessité d’une description aussi détaillée. Certains mots crus m’ont donné la sensation de ne rien apporter à l’histoire et de gâcher la narration. Par contre, je dois reconnaître que j’ai aimé certains passages. Une conférence au salon du livre de Brive m’a amusée. J’ai aussi aimé la fin qui m’a parue réussie. Peut-être n’ai-je pas compris un second degré ou l’objectif de l’auteure, mais malheureusement, malgré un thème intéressant, un début qui semblait prometteur et une fin réussie, La dédicace est une déception pour moi. Je n’ai pas aimé l’angle choisi par Leïla Bouherrafa.
Note générale
Super !
Un roman psychologique très prenant Thida est la compagne et l’assistante de Pierre, un avocat. Tout se passait bien jusqu’à ce que Monique Tofana entre dans leur vie. C’est une femme toxique, déterminée à évincer Thida. Pierre devient le conseil de Monique, une veuve riche. Cette dernière est manipulatrice, prête à toutes les trahisons, les coups tordus, les mensonges pour prendre la place de Thida. C’est une femme détestable, mais elle sait donner le change. Alors que sa compagne essaie de lui ouvrir les yeux, lui, ne « voit pas le mal ». La veuve, l’avocat et moi est un roman noir. L’aspect psychologique est puissant. Le comportement de Monique et les réactions de Pierre, ainsi que le ressenti de Thida sont très justes. La plupart des vilénies de Monique peuvent se transposer aussi bien sur une collègue, un supérieur hiérarchique, une mère, une belle-mère, une sœur, un ami, etc. Theavy de Montjoie montre les différentes phases de la manipulation, sa montée en puissance et la manière d’endormir les doutes en alternant les méchancetés et la gentillesse. Elle décrit aussi l’aveuglement de la personne manipulée. Par la voix de Thida, elle explique les difficultés vécues par la personne qui essaie d’alerter et qui n’est pas entendue. Monique cherche à l’exclure, mais se pose en victime. Cette histoire est tellement empreinte de vérité que l’on peut se demander si elle n’est pas réelle. Conclusion J’ai adoré La veuve, l’avocat et moi, autant pour l’écriture soignée que pour le réalisme de l’histoire. L’araignée Monique tisse sa toile, avec patience et rigueur, pour atteindre ses objectifs. Tout au long du récit, on se demande jusqu’où elle est capable d’aller. C’est un roman psychologique très prenant que je vous recommande.
Note générale
Bien
Les coulisses des GG Mon premier réflexe, en ouvrant ce livre, a été de regarder les photos au centre. Et là, grande surprise quand j’ai vu le visage des intervenants. J’en avais vu très peu à la télévision, et leur voix et leur personnalité m’avaient fait imaginer leur physique. Pas un ne ressemble à ce que j’avais imaginé. Dans les Grandes Gueules, il y a ceux avec qui je suis souvent d’accord, ceux avec qui je suis presque toujours en désaccord, mais que j’aime écouter exposer leur avis et ceux qui arrivent parfois à me faire changer d’opinion. J’aime écouter les débats qui les animent, les échanges d’idées, les interventions des auditeurs et les invités qu’ils reçoivent. Aussi, j’étais très curieuse de découvrir les coulisses. Étant plus habituée à lire des fictions, je n’ai pas lu Les secrets des Grandes Gueules d’une traite. Chaque jour, je lisais un chapitre. Dans ce livre, j’ai pris connaissance de la genèse de l’émission et de quelle manière elle avait évolué au fil des années. Sans voyeurisme, la vie d’Alain Marschall et celle d’Olivier Truchot sont présentées, depuis leur enfance : leur environnement familial, leur scolarité et leurs débuts dans la vie active jusqu’à leur arrivée aux micros des grandes gueules. Le livre revient sur des moments marquants de l’émission, sur des coups de gueule, sur certaines polémiques et sur des coups de gueule. J’ai reconnu des passages que j’avais entendus et j’en ai découvert d’autres. Un portrait est dressé de chaque GG qui a participé à l’émission ou qui y siège encore. J’ai aimé en apprendre plus sur leur personnalité et sur le parcours qui les a construits. Le livre relate leur première intervention. Il précise aussi comment chacun se prépare à l’émission qui se déroule en direct et leur relation aux réseaux sociaux, L’épilogue se veut visionnaire. Je l’ai trouvé amusant et je me demande si un message n’est pas passé aux auditeurs sur l’évolution à venir de l’émission. Conclusion J’ai beaucoup aimé ce livre qui m’a donné la sensation que les GG sont encore plus proches de moi. Les secrets des grandes gueules montre la pluralité des voix de l’émission. J’ai apprécié les valeurs qui semblent être l’essence de l’émission. Ma curiosité a été comblée par cet ouvrage. Ce qui est amusant, c’est que quand j’écoute l’émission, je vois toujours les GG avec le physique que je leur avais attribué avant de voir les photos.
Audrey et Anne
Audrey et Anne Super !
Note générale
Super !
L’histoire romancée de petites filles ayant existé En se fondant sur les faits réels, l’auteure a écrit un roman sur les vies d’Audrey Hepburn et d’Anne Frank. Otto Frank a demandé à Audrey Hepburn de jouer le rôle de sa fille, dans un film. Cette sollicitation réveille des souvenirs chez l’actrice, lui renvoie son passé. Peut-elle accepter alors que ses parents ont été proches de nazis ? Anne et Audrey sont, toutes les deux, nées pendant le printemps de 1929. Elles ont, toutes les deux, étaient enfants pendant la guerre. L’une est issue de l’aristocratie, l’autre est juive. Elles n’ont pas vécu cette période de la même façon et pourtant… elles partagent de nombreux points communs. Je connaissais l’histoire d’Anne Frank. J’ai toujours à l’esprit son journal que j’ai lu quand j’étais adolescente (il y a bien vingt-cinq ans), mais je ne connaissais pas du tout la vie d’Audrey Hepburn. Je ne lis pas beaucoup de biographies, aussi, je n’étais pas certaine de ce que je ressentirais avec ce livre. Et au final, j’ai adoré. Les faits sont relatés sous la forme d’un roman. Aussi, j’ai été plongée dans les destins de ces deux jeunes filles et entièrement transportée auprès d’elles. Le fait de connaître d’avance le sort tragique d’Anne a rendu cette lecture très forte en émotion. J’étais attachée aux personnages en sachant ce qu’allait vivre l’un d’entre eux. J’étais bouleversée. Audrey est une petite fille qui m’a énormément touchée. Même pendant la guerre, une fille de baronne doit rester digne et respecter son rang. Elle a cruellement souffert de manques pendant son enfance. D’elle, je ne connaissais que sa beauté, je ne savais rien de ses souffrances. Je les ai ressenties et je suis très émue d’avoir fait ces découvertes. Elle a été témoin d’atrocités pendant la guerre et le raconte avec sa vision d’enfant. Les passages au sujet d’Anne sont moins nombreux, mais sont d’une grande puissance émotionnelle. Découvrir la jeune fille pleine de vie qu’elle était, avec un côté espiègle, est troublant. J’ai eu les larmes aux yeux. Anne et Audrey étaient toutes deux au Pays-Bas, elles ne se sont jamais rencontrées, leurs destins auraient pu être inversés… Conclusion Je pense que vous avez deviné que ce livre m’a énormément touchée et que pour moi, il est tout en émotions. Le travail de recherche de l’auteure a dû être phénoménal, car elle a réussi à bâtir un véritable roman à partir de faits historiques. C’est l’histoire romanesque de petites filles ayant existé et c’est poignant. J’ai adoré Audrey et Anne.
Note générale
Bien
Ode à la vie et à l’espoir Sept secondes ou peut-être est-ce huit secondes provoquent un cataclysme dans la vie d’Hannah. Elle a cru voir Lorette. Lorette, c’est sa fille qui a disparu, il y a sept ans. Elle avait dix-neuf et un jour, elle est partie sans rien dire. Deux bus se sont interposés entre la jeune fille qu’Hannah a vue et cette dernière. Elle ne sait pas si c’est son enfant. Cette interrogation déclenche chez Hannah, un retour dans son passé. Elle revoit sa fille, mais aussi ceux qui lui manquent. Quelques dates sur plusieurs décennies vont nous conter la femme qu’elle est, ainsi que son histoire familiale. Avec des mots plus poétiques que ce terme, Laurence Tardieu évoque la psychogénéalogie. Par petites touches, elle parle du poids du passé. C’est aussi un roman sur la mélancolie. C’est profond et très touchant. Hannah revient sur le temps qui passe et sur la façon dont elle a vécu et interprété les évènements qui ont jalonné sa vie. Elle confie les espoirs et les tristesses qu’elle a en elle. Cette journée sera marquante pour elle, car c’est celle qui lui permet de se connaître et de s’accepter. Ce livre traite de la disparition volontaire. De la difficulté pour les proches de comprendre le fait d’être quitté sans connaître la raison. C’est poignant. La douleur de cette mère est exprimée avec énormément de sensibilité. D’autres thèmes forts sont abordés mais je préfère vous laisser les découvrir. Malgré ces sujets douloureux, Nous aurons été vivants est une ode à la vie, au bonheur et à l’espoir. J’avais déjà lu plusieurs livres de Laurence Tardieu et une fois encore, son écriture délicate m’a touchée. Son écriture rime parfois avec la poésie. C’est vraiment une auteure que j’aime beaucoup et Nous aurons été vivants en est la confirmation.
Note générale
Bien
Un suspense décalé Alors que son père Jim arrête son activité de détective privé, Bruno, un enfant de onze ans, est décidé à prendre la relève. Son papa l’a déjà bien formé. Il est habitué à étudier les indices, à interroger les témoins, à rechercher les mobiles, etc. Son autre passion, c’est sa chatte Mildred. Afin de connaître le parcours de ses sorties, il lui met un collier équipé d’une caméra. La mère de son ami Dean est tuée sauvagement. C’est le père de Bruno qui l’a découverte. Tout semble accuser le mari qui est connu dans le voisinage pour ses violences conjugales. Et Mildred a disparu… Bruno est déterminé à retrouver son chat et à élucider le meurtre. Les faits sont noirs, nous sommes dans une vraie enquête et pourtant ce livre est frais et pétillant. La jeunesse de ce détective en herbe donne de la fraîcheur à ce suspense. Bruno n’a pas froid aux yeux. Plusieurs fois, j’ai pensé que je ne laisserai pas mon enfant se mettre ainsi en danger. Ce gamin m’a fait peur. En plus, il veut tellement résoudre l’affaire lui-même qu’il garde des informations secrètes et entrave le travail de la police. Ce garçon m’a fait bondir plusieurs fois et, en même temps, il est très attachant. C’est un thriller très original. Des faits sordides sont mêlés à de l’humour. J’ai souvent souri. Cependant, ne vous laissez pas tromper par la légèreté de ton, ce livre n’est pas à lettre entre des mains trop jeunes. Il y est question de viol, de meurtre et de pédophilie. Même si nous sommes partie prenante de l’enquête, je n’avais pas trouvé le coupable. Comme les protagonistes, j’ai soupçonné plusieurs personnes, mais jamais le vrai meurtrier, ni trouvé le mobile. Pourtant, tout se tient. Les indices ont été distillés dans le récit, sans que j’y prête attention. Je me suis fait avoir. Le chat qui a tout vu est un suspense rempli de fraîcheur. Malgré des faits noirs, c’est une lecture de détente. J’ai adoré ce livre qui m’a trituré les méninges tout en me faisant rire. C’est un thriller décalé et le mélange des genres est réussi.
Note générale
Bien
Une affaire de famille Au départ, Une affaire de famille de Hirokazu Kore-eda est un film sacré de la Palme d'or au dernier Festival de Cannes. Il est sorti au cinéma le 12 décembre 2018. Le 28 novembre 2018, les Éditions JC Lattès ont publié le roman écrit par le réalisateur à partir du scénario. C’est un livre sur les liens qui unissent les membres d’une famille. Il montre que les apparences ne sont pas toujours le reflet de la réalité. L’image que montre une unité familiale peut cacher des secrets. Quelle est la frontière entre le mal et le bien ? Si une personne fait un acte illégal motivé par de bonnes intentions, peut-on la juger ou pas ? C’est un livre très court sur lequel j’ai beaucoup de difficultés à m’exprimer. En effet, j’ai été touchée par ce roman, j’ai été émue mais je n’ai pas été bouleversée comme je m’y attendais. Après ma lecture, j’ai regardé la bande-annonce du film, et étrangement, j’ai la sensation, que pour une fois, le film me provoquerait plus d’émotion. Ce livre mélange la noirceur à la douceur. J’ai l’impression que lorsque des évènements dramatiques se sont produits, je n’ai pas vraiment assimilé la tragédie, que j’étais encore dans le registre de la tendresse. J’ai réagi longtemps après ma lecture, quand j’y ai repensé pour écrire mon avis. Cela fait plusieurs jours que je tourne autour de cette chronique et que je n’arrive pas à la formuler. J’ai beaucoup aimé ce livre mais j’avais trop d’attentes. Cependant, l’histoire est très touchante et la chute est émouvante.
Ma Bête
Ma Bête Bien
Note générale
Bien
Un huis clos addictif Weston Forrester kidnappe Duncan Smith, afin de l’utiliser pour de sombres desseins. Il humilie tous les jours son otage, l’appelle « Ma bête » quand il s’adresse à lui, et utilise tout ce que permet la nouvelle technologie pour l’assouvir. Il a l’intention de l’utiliser pour se venger de tous ceux qui lui ont fait du mal. Il veut que ces personnes meurent, mais n’a pas le courage de passer lui-même à l’acte. Duncan a une grande force mentale. Aussi, un jeu du chat et de la souris se met en place entre les deux hommes. Qui aura le dessus ? Au départ, j’ai été déstabilisée, car je pensais énormément à Dompteur d’anges de Claire Favan et à Prédation de Jérôme Camut et Nathalie Hug. Le thème m’y faisait énormément penser et j’ai eu peur que ce soit un copié-collé. Mais, heureusement, l’auteur a su imposer sa version de l’histoire. L’ambiance est noire et oppressante. Le style de Jean-François Regnier fait monter la tension. Les phrases sont courtes et percutantes. Le climat est malsain et on ressent toute la perversité du tortionnaire. J’ai été perturbée, à un moment, quand je me suis aperçue que je venais de penser à Duncan en le nommant « ma bête ». Cela montre que les mots de l’auteur s’étaient imprimés en moi. Les chapitres sont une alternance de voix. Plusieurs protagonistes expriment leurs pensées les plus secrètes et les plus noires et donnent leur vision des faits. La tension est extrêmement forte. Chaque personnage est poussé dans ces retranchements et rien ne se déroule comme chacun le souhaitait. De rebondissements en espoirs et en désillusions, c’est un livre addictif qui provoque des questionnements. Conclusion C’est un huis clos qui m’a tenue en haleine. Mon seul regret est la fin qui pour moi a ouvert plus de questions que l’histoire elle-même. Elle m’a rappelé certaines histoires judiciaires réelles et m’a laissé une certaine frustration. Cependant, j’ai beaucoup aimé Ma bête car c’est un thriller addictif, avec une ambiance oppressante.
Note générale
Super !
Une histoire très romantique Nicholas Sparks explique dans le prologue que cette histoire est vraie. Il raconte de quelle manière il en a eu connaissance. C’est un amour qui ne pouvait que toucher cet auteur qui sait si bien parler de l’amour romantique. J’ai commencé ce livre en 2018 et je l’ai terminé en 2019. Quelle belle façon de relier les deux années.❤️ Je ne vais pas vous raconter l’histoire car, pendant une grande partie du livre, j’ai imaginé des choses qui se sont révélées entièrement fausses. Aussi, je vais vous laisser rêver l’histoire avec votre propre sensibilité. Ma chronique sera courte pour cette raison. L’écriture de Nicholas Sparks est toujours aussi douce. Pendant les quelques jours de ma lecture, j’ai été dans une bulle moelleuse, avec des couleurs pastel. Même si Au rythme de ton souffle ne m’a pas fait pleurer comme l’avait fait Tous les deux, j’ai aimé cette parenthèse romanesque. Pour être sincère, ce n’est pas mon préféré de Nicholas Sparks, et pourtant, je ne voudrais pas ne pas l’avoir lu. Mon côté fleur bleue s’est rempli de cet amour entre Hope et Tru. C’est un amour qui marque une vie. Mais, vous vous doutez bien que si Nicholas Sparks a écrit leur histoire, c’est parce qu’elle est entravée. C’est l’histoire d’un choix, le choix d’une vie… C’est un livre émouvant qui questionne. C’est un roman qui met de la douceur et de la passion dans le cœur, qui fait ressortir le romantisme tapi au fond de nous. L’écriture de Nicholas Sparks contient tant de sensibilité que j’ai ressenti les émois des personnages. Tru a des talents de dessinateur. La description de ses œuvres appuie la plume imagée de Nicholas Sparks, ce qui donne la sensation de vivre les scènes en vrai. De plus, il est guide de safari et j’ai beaucoup apprécié ce que j’ai appris sur les animaux de la savane. Conclusion J’ai énormément aimé Au rythme de ton souffle, qui m’a fait dormir tard plusieurs nuits, car j’avais beaucoup de mal à le refermer. C’est un livre empli d’émotion et de romantisme. C’est une belle histoire qui met de la douceur dans le cœur et des étoiles dans les yeux.
Note générale
Bien
Un beau roman L’histoire débute en 1862. Jeanne et Paul découvrent que leur poulailler a été dévasté. Toutes les poules sont mortes, même le coq. Leur chien a disparu. Très vite, ils comprennent que ce n’est pas l’œuvre d’un renard. Il s’agit d’un acte de malveillance. Qui leur en veut à ce point ? Comment vont-ils faire sans leur seule source de revenus ? En effet, Paul a perdu son travail, il y a peu. Les malheurs s’abattent, les uns après les autres, sur le couple. Il est nécessaire que Paul trouve un emploi. D’autant plus que Jeanne attend un enfant. Cependant, le futur père semble préférer la tournée des bars à celle des potentiels employeurs. Jeanne aime son homme. Elle s’est même opposée à son père pour pouvoir l’épouser. Elle ne connaît pas entièrement son passé. Elle sait qu’il a fait les quatre cents coups. Mais, encore maintenant, c’est à elle de réparer ses bêtises. Jusqu’à ce que se produise l’irrémédiable… Je me suis surprise à lire ce livre plus vite que ce que je pensais. L’écriture de Jean-Pierre Croizier est si agréable que j’ai tourné les pages avec plaisir. De plus, beaucoup de mystères entourent le couple et le passé de Paul. Aussi, de nombreux rebondissements m’ont tenue en haleine. Certains personnages, qui gravitent autour de Jeanne et Paul, m’ont semblé dangereux et ont attisé ma curiosité. Pourtant, L’enfant du canal est un roman de terroir. Il décrit la vie dans les campagnes, la façon dont étaient menées les enquêtes à l’époque. J’ai beaucoup apprécié les passages parlant de la vie des bateliers et les évolutions dans leur métier avec l’arrivée du train qui leur fait concurrence. Jeanne fait connaissance de « l’Adèle ». Elle se confie beaucoup à elle lorsque le bateau de cette dernière accoste à Vallon-en-Sully. On sent que Jeanne aime son mari et qu’elle a besoin de parler. C’est une jeune femme très touchante. Elle doit être forte, mais elle est désemparée. L’histoire se déroule à l’époque des attentats contre Napoléon III. L’insurrection gronde en France. Quelles répercussions cette grogne a sur la vie d’un petit village à la limite de l’Allier et du Cher ? Conclusion L’enfant du canal est l’histoire d’une femme très amoureuse de son mari, prête à tout pour sa famille. Jeanne est une femme fragile que les épreuves obligent à être courageuse. C’est un roman du terroir qui apprend beaucoup sur la vie à la fin du XIXeme siècle. Les malheurs du couple sont mêlés à l’insurrection contre Napoléon III. J’ai passé un très bon moment avec L’enfant du canal. Je l’ai beaucoup aimé, en particulier en raison de la plume de l’auteur qui sait mêler le suspense à la psychologie des personnages.
Note générale
Super !
Méga coup de cœur Ils n’ont rien en commun et pourtant, dès leur rencontre, ils s’aiment d’un amour passionné. Ils ont déjà vécu, ils ont chacun deux enfants, mais leur amour est une évidence. Des sentiments aussi exacerbés peuvent-ils survivre aux années ? Alerte ! Superbe roman ! Vais-je réussir à rendre hommage à ce livre que j’ai dévoré et qui m’a émue ? Lorsqu’un personnage nous ressemble beaucoup, on peut l’aimer ou le détester. J’ai eu la sensation que c’était moi, la femme de cette histoire. J’ai souffert des mêmes manques qu’elle pendant mon enfance, ma grand-mère a compensé et j’ai trouvé refuge dans les livres, tout comme elle. Je peux affirmer que le portrait psychologique d’Anna, quand elle est adulte, est parfaitement réussi, puisque j’ai retrouvé de nombreux traits de ma personnalité. C’est très troublant. Anna est éditrice. Battements de cœur parlera aux amoureux des livres. Lorsque l’héroïne parle de la littérature et de l’édition, c’est mon cœur qui bat. J’ai adoré de quelle manière Cécile Pivot décrit merveilleusement la relation que nous pouvons entretenir avec les livres et les mots. Je me suis sentie comprise. Anna a deux garçons. J’ai été très touchée par eux. Comment exister en tant que femme quand on est la seule à être présente en tant que parent ? Lorsqu’un amour est aussi fort, comment résister au quotidien ? L’homme et la femme évoluent-ils de la même façon ? Leurs attentes restent-elles les mêmes ? Dans un couple, n’y en a-t-il pas un qui aime plus ? Lorsque l’on a peur, notre attitude ne risque-t-elle pas de provoquer ce que l’on craint ? Au côté d’Anna, il y a Matthieu. Ils ont une amitié extraordinaire. Lui, c’est celui qui est toujours là, à tous les moments de la vie de l’héroïne. C’est un homme émouvant et entier. Conclusion C’est l’histoire d’un homme, d’une femme, d’une famille, d’une amitié magnifique et d’une passion sublime pour la littérature. Ce roman est le décryptage de la vie à deux, par la voix féminine d’Anna et la voix masculine de Paul. Les deux points de vue cohabitent et nous sont livrés. C’est un superbe roman sur la « psychologie » du cœur. À la fin, le titre prend tout son sens.
Note générale
Bien
Une écriture très délicate Je suis complètement sortie de ma zone de confort avec ce titre. Je ne lis pas de fantastique, je ne crois pas aux légendes, je ne connais absolument pas la culture japonaise. Et pourtant, j’ai beaucoup aimé Nous n’irons plus au parc. La plume de l’auteure n’est pas étrangère à cela. C’est un livre superbement écrit, Paulina Loup-Shinkawa raconte et on est suspendus à ses mots. Telle une conteuse, elle nous fait voyager entre la France et le Japon, auprès de deux enfants qui ne se connaissent pas. Tous les deux vivent des tragédies. Des enfants qui leur sont très proches meurent et tous les deux sont seuls face à leur douleur. Les chapitres alternent entre les deux protagonistes. Le fantastique se mêle au réel. Cela m’a donné l’impression de spirales, les histoires font comme des boucles qui se rejoignent à certains points, mais continuent à avancer, jusqu’à ce que cela s’emmêle. Le récit est vraiment très bien construit. Des mots japonais s’imbriquent dans le texte. Toutes les définitions se trouvent dans un lexique à la fin du livre. Sur la liseuse, ce n’était pas pratique, aussi je ne l’ai consulté qu’à la fin. Cependant, j’ai tout compris puisque, dans la phrase, le sens était explicité. Dans ce roman, il y a beaucoup de sensibilité. On ressent la détresse, la souffrance et la solitude de ces petits. Le mystère apporte tour à tour, une pincée d’espoir, de noirceur, de suspense. Des passages évoquent le merveilleux, d’autres font peur. Le bon côtoie le mauvais. J’ai aussi beaucoup aimé la chute de l’histoire. Conclusion Nous n’irons plus au parc est un roman superbement construit, avec un style empreint de délicatesse et de sensibilité. Je l’ai beaucoup aimé alors que ce n’est absolument pas le genre de livres que je lis habituellement. Je pense que si vous êtes adeptes du fantastique, vous pourriez même avoir un coup de cœur pour Nous n’irons plus au parc.
Note générale
Super !
Un message universel d’humanité Je suis devant ma page blanche et je ne sais pas comment écrire ma chronique, ni même si je vais en rédiger une. Pourtant, si, il me faut le faire puisque j’ai envie de partager ce fabuleux roman. Mais en même temps, c’est presque de l’impudeur. En effet, cette histoire, je dirais même ces histoires, elles se sont gravées dans mon cœur, elles s’y sont installées délicatement et dire un mot sur elles, me donne l’impression de parler de ma vie intime. J’ai la sensation que Baptiste Beaulieu est allé, lui-même, installer son histoire dans mon « palpitant », sans même passer par mon esprit. Je n’ai pas pleuré à la fin du livre, même si j’avais la gorge serrée, et à cet instant précis où j’essaie de retranscrire mes émotions, j’ai les larmes qui débordent. Tout le roman revient tel un uppercut. Baptiste Beaulieu aimerait retrouver Anne-Lise Schmidt. Je pense aussi que ce n’est pas son seul désir. Je pense qu’il a voulu montrer ce que l’humain a de beau. Quelles que soient les circonstances, il existe de merveilleuses histoires. C’est une démarche emplie d’humanité. Je pense que Toutes les histoires d’amour du monde est un cadeau qu’il offre à ses lecteurs, comme le narrateur l’a fait pour son père. Je ne veux rien révéler, je préfère vous inviter à rencontrer Moïse. Sa vie est bouleversante, emplie de secrets, de drames, de bonheur, de sacrifices et de non-dits. (Et voilà, les larmes coulent de plus belle). Cet homme sait qu’aimer peut faire mal, et il sait que par amour, il est parfois nécessaire de s’oublier pour le bonheur d’un être qui nous est cher. Toutes les histoires d’amour du monde est un roman poignant sur l’amour, celui qui unit des personnes, quel que soit leur lien. C’est autant une bouteille à la mer qu’un message universel d’humanité. C’est un gros coup de cœur pour moi.
Note générale
Bien
Réédition du premier roman de Claude Michelet Il s’agit de la réédition du premier roman de Claude Michelet. Dans une préface, l’auteur insiste sur le fait que cette histoire a dormi des décennies dans son tiroir. Il a accepté la parution de ce titre, qu’à la condition qu’il ne soit pas amélioré et que le chemin de ce manuscrit soit indiqué aux lecteurs. Alors que j’ai dans ma PAL, l’intégrale Les gens de Saint-Libéral, il s’agit de ma première rencontre avec cet auteur. Au milieu des années 60, dans la vallée des Aulnes, certains agriculteurs se sont enrichis, grâce à la présence d’uranium sur leurs propriétés. Un promoteur immobilier voit, dans ce paysage, une occasion de faire une fructueuse affaire. Il décide d’acheter toute la vallée. Cependant, il ne présente pas son projet de cette manière. Il sait qu’il va devoir traiter avec des paysans qui, même s’ils souhaitent changer de vie, ne veulent pas que les terres, qu’ils ont travaillées, soient dénaturées. Deux hommes refusent catégoriquement de vendre, quel que soit le prix proposé. L’un est virulent, sanguin, prêt à tout pour défendre son bien. L’autre est posé, calme et diplomate. Ils font front à l’ensemble du village. Claude Michelet décrit l’évolution du milieu rural, dans les années 60. Il explique les regroupements qui ont permis des progrès dans l’agriculture. Il relate cette période-charnière pendant laquelle l’urbanisation et la vie citadine attiraient des agriculteurs. Il parle des paysans, attachés à la terre qui a nourri plusieurs générations, qui souhaite connaître le confort du monde moderne. Le chant des sirènes peut en charmer certains, mais connaissent-ils toutes les conséquences ? Avec un style simple et abrupt, comme l’est le caractère de Bordare, le personnage principal, Claude Michelet, raconte les querelles entre les villageois, les coups fourrés, etc. Quel camp emportera cette bataille ? Conclusion Les Éditions Presses de la Cité ont bien fait de rééditer ce roman qui constitue les prémices de l’œuvre de Claude Michelet et me donne envie de découvrir les suivants. La divergence d’intérêts entre les protagonistes est toujours d’actualité. L’opposition entre le monde rural et le monde citadin est très intéressante. J’ai beaucoup aimé la chute de l’histoire. La terre qui demeure est un roman du terroir, court, qui se lit très vite et qui m’a fait passer un bon moment.

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