Avis client

QuoiLire
Actif depuis le 24 mai 2012
Dernier avis le 12 juin 2019
344 avis rédigés
3,5/5 évaluation moyenne
625 notes utiles

Note générale
Super !
Foncez lire ce livre Comment résumer l'efficacité de ce livre : 410 pages et à peine 2 jours pour le lire. Car ce roman est une véritable bombe : vous l'ouvrez, vous patientez 20 pages et l'histoire vous explose à la figure. Non seulement, cela démarre sur les chapeaux de roues, mais le rythme et la tension ne se relâchent pas. Les cadavres s’amoncellent tout le long du passage de David Courty. On sent bien que ce gars a pété un plomb, que quelque chose l'a fait sortir de ses gonds, mais on ne sait pas laquelle, ni comment ce carnage va s'arrêter. Si le sujet fait penser au film Chute livre avec Michael Douglas, c'est également une enquête policière, difficile, qui montre que tout n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît et démontre les limites des techniques policières dans ce genre d'affaire. L'auteur a tout mis dans ce livre pour qu'on le dévore (le livre, pas l'auteur, vous me suivez) : des personnages complexes, un rythme survitaminé, une intrigue labyrinthique, des rebondissements, des retournements de situation. Le plus surprenant est de lire dans les remerciements que l'auteur a eu un flash lui donnant la trame de ce roman au cours d'un déjeuner qu'il a du interrompre le temps de la consigner oralement dans son téléphone. Bref, arrêtez de lire ce billet et foncez lire ce livre.
Note générale
Bien
Beau final Après 1600 pages bien denses tout rond, la sous-série Piet Hoffman se termine. Il était à craindre que pour ce troisième volume, et du fait de la disparition de Börge Hellström, Anders Roslund ne nous livre une pâle copie des deux précédents. Il n'en est rien. Certes on retrouve les mêmes personnes, la même construction (Piet Hoffman d'un côté, Ewert Grens de l'autre) et la thématique de l'infiltration pour démanteler un réseau. Mais Anders Roslund donne un wist dans ce concept, Piet Hoffman ne cherche plus à sauver sa peau mais à sauver celle des autres, les personnages principaux des précédents volumes deviennent secondaires dans celui-ci au profit des personnages secondaires qui prennent de l'ampleur, le trafic qui n'est plus de drogue mais d'humains. Le style est toujours aussi impeccable, la fluidité respectée, les relances fréquentes. Comme pour les épisodes précédents, la première partie se consacre essentiellement au positionnement du contexte et à la mise en place des personnages, sans que l'on ait l'impression que l'histoire se traîne car très rapidement on est mis dans le bain. Un beau bouquet final, une belle série à lire dans l'ordre.
Note générale
Moyen
Un roman psy sans grand suspense Trois jours et une vie est loin du roman à suspense comme Au revoir, là-haut ! auquel nous a habitué Pierre Lemaitre. Ici, l'auteur change de style et nous offre un roman psychologique. En suivant le jeune meurtrier, sa gestion du meurtre, ses réactions, ses craintes d'être démasqué, Pierre Lemaitre nous fait une démonstration de ce que peut être une vie avec une épée de Damoclès perpétuellement suspendue au-dessus de votre tête. La bonne intelligence tant de l'auteur que du roman est de ne pas se cantonner à faire cette analyse sur la période du meurtre et de l'enquête les mois suivants, mais sur différentes époques d'une dizaine d'années d'écart. On voit alors l'évolution des émotions, les nouveaux faits qui peuvent condamner le héro du roman. Même s'il y a des points communs, l'histoire se renouvelle et change. J'ai découvert ce livre dans sa forme audio. La voix de Philippe Torretonn se prête parfaitement à la lecture de ce livre : ni trop rapide ni trop lente, elle ne joue mais suggère le jeu sous-entendu par le livre et laisse donc au lecteur l'imagination de la scène ou de la représentation des personnages, comme il le ferait en le lisant lui-même. Enfin sachez que ce livre va être adapté sur grand écran par Nicolas Boukhrief avec au casting composé de Charles Berling, Sandrine Bonnaire ou encore un certain Philippe Torreton.
Note générale
Bien
Vous serez séduits en moins de 3' Si c'est un grand dépaysement d'un point de vue géographique, autant dans la trame de l'histoire c'est quasiment identique. L'infiltré doit trouver un moyen pour sauver sa tête mise à prix. Mais la comparaison s'arrête là puisque par rapport au premier tome, les rôles sont redistribués. Toujours autant de place aux réflexions des personnes, au positionnement du contexte, à la mise en place de la stratégie toujours aussi mystérieuse de Piet Hoffmann. Pour les amateurs de romans rythmés, quand bien même le final constitue le bouquet final, l'action est distribuée tout au long du roman rendant le livre difficile à lâcher. Une fois encore, le livre a aussi un côté didactique. Sans lourdeur, par petites touches, nous découvrons les méthodes des cartels pour fabriquer puis transporter la drogue de l'autre côté de la planète. Je ne sais pas si la méthode de la valise (je ne vous en dis pas plus pour ne pas dévoiler la méthode), mais elle est surprenante. Par contre, j'aurais aimé voir les défauts du premier tome gommés dans ce deuxième volet : de trop nombreuses répétitions sont présentes, et malheureusement, de nombreux rappels du premier tome sont faits. Aussi si bous décidiez de lire la série, il faudra impérativement la parcourir dans l'ordre sous peine de connaître le dénouement des tomes précédents. (quoilire dot wordpress dot com)
Trois secondes
Trois secondes Super !
Note générale
Super !
Un roman haletant J'ai longtemps attendu avant d'écrire cette critique : devais-je le faire pour ce livre ou pour la série complète. Mais le premier tome étant tellement bien que j'ai préféré la faire, et ainsi vous permettre de connaître mon avis sur les suivants pour savoir si cette qualité est tenue. Ne vous fiez pas à la relative lenteur des cinquante premières pages, elles sont là pour poser les personnages et présenter leur psychologie. Ensuite, le livre prend gentiment son rythme de croisière pour se révéler comme un redoutable page-turner d'une très grande efficacité, d'une forte propension à être addictif et d'une grande modernité dans sa rédaction alors qu'il a été écrit en 2009. J'ai particulièrement adoré le fait d'être baladé par les auteurs lors de la mise en place des préparatifs du héro principal avant son incarcération : on ne peut s'empêcher de se demander à quoi cela pourra lui servir; et il faut attendre le dernier quart du livre pour que toutes ses pièces s'emboîtent à la perfection. Avec ce roman, Anders Roslund & Börge Hellström sont souvent nommés les nouveaux Stieg Larsson (l'auteur de la série des Millenium). Cela est vrai dans le rythme du livre et la lutte du personnage principal, mais ils me font également pensé à Tom Clancy pour leur précision de la vie carcérale et du marché de la drogue dans les prisons, ou à Terry Hayes pour la qualité de la narration et de l'intrigue. Je ne peux reprocher que quelques répétitions sur le passé et les méfaits de Paula, sans quoi ce livre serait tout simplement parfait. Enfin je tiens à souligner la qualité de la couverture. Enfin, une maison d'édition qui prend au sérieux les première et quatrième de couverture, celles qui nous font choisir un livre plus qu'un autre.
Appartement 16
Appartement 16 Très déçu
Note générale
Très déçu
Fantastique : ah bon ? Contrairement au rythme de ce livre, je vais faire vite : une fois passée le positionnement de la situation fantastique (du bruit dans un appartement inhabité), au quart du livre, je m'ennuie, cela n'avance pas, cela se traîne, on attend des phénomènes paranormaux, on attend des monstres, et ... rien n'arrive. Appartement 16 est souvent comparé à Shinning de Stephen King. Si cela vient du service commercial de la maison d'édition, cela n'est pas tout à fait faux : Apparement 16 c'est Shinning sous Valium et Temesta. Donc si vous êtes à la recherche du frisson, du livre qui fera dresser les droits de vos bras, passez votre chemin.
Note générale
Bien
Un t(h)ri(ller)cycle qui roule Comment parler de ce roman sans en divulguer l'intrigue ?Je crois que c'est tout simplement impossible, aussi ne vais-je pas présenter l'histoire plus que ce que le fait la quatrième de couverture. Cependant, je peux ajouter qu'en lecteur averti on devine quelque peu la fin, mais que la qualité d'écriture de Vincent Hauuy permet de garder le suspense jusqu'au bout de l'histoire, et de ne donner les explications que tout à la fin.L'histoire est soutenue par des personnages forts, mystérieux, qui se dévoilent et se découvrent au fur et à mesure de l'investigation. Du fait de leur passé et de leur aventure respectifs, leur psychologie est différente, complexe, interrogative; sans pour autant rendre ce thriller psychologique.Tant les actions que les rebondissements jalonnent ce roman; et avec la fluidité d'écriture, les pages défilent sans jamais lasser le lecteur.Un point qui m'a quelque peu perturbé : l'auteur, à propos de Noah, fait de nombreuses allusions à des enquêtes passées. Or je ne savais pas si ce roman faisait partie d'une série (infirmation de ce point après quelques recherches) ou si cela faisait partie intégrante du roman pour renforcer le personnage.Seul point négatif, mais qui est très personnel, est l'accumulation des personnages dont certains avec des noms d'emprunt. Aussi, soit vous lisez Le tricycle rouge en très peu de temps et d'interruptions et vous pourrez vous souvenirs de qui est qui, soit vous avez un très bonne mémoire des noms, soit vous vous munissez d'un petit papier pour combler la déficience de vos neurones.
Gare à Lou !
Gare à Lou ! Très déçu
Note générale
Très déçu
A éviter Mais qu'est-il arrivé à Jean Teulé ? Où est ce romancier plein de créativité, de drôlerie au second degré que j'avais adoré dans Le magasin des suicides ? Où est cette plume légère mais finement ciselée qui m'emmenait dans une histoire loufoque et drôle. Avec Gare au Lou, j'ai l'impression d'avoir entre les mains une mauvaise réécriture de Carrie de Stephen King, voire d'une mauvaise parodie. Tout est cliché dans cette dystopie, la fille innocente, la mère apathique sur le tournant de la vie de sa fille, les généraux qui n'en ont que le nom, un président qui semble sorti du Quai d'Orsay de Blain et Lanzac.Si certains y voient une critique de notre société, personnellement je serai tenté de dire que Jean Teulé a fait un conte pour enfant, mais que par erreur de marketing, il fut présenté pour les adultes. A vouloir tout faire (Jean Teulé a créé cette ignoble couverture et enregistré la version audio de Gare au Lou), l'auteur a oublié l'essentiel ; être un auteur de qualité. Bref, si vous voulez tout de même le lire, attendez de le trouver en brocante ou dans votre médiathèque, mais il ne vaut pas la peine de l'acheter.
Note générale
Déçu
Un roman agréable mais sans grande surprise révéler plus complexe que prévue. Cependant l'intrigue file en ligne droite avec peu d'alternatives pour semer les lecteurs férus de roman policier. Serait-ce du à Odile Bouhier connue également pour sa participation aux scenarii de Louis la Brocante. La vraie originalité de ce roman réside en fait dans la méthodologie du crime. Je ne vous le dévoilerai bien entendu pas, mais j'avoue ne l'avoir jamais rencontrée dans un autre roman, mais après réflexion, elle est évident et à l'image des deux auteurs.Enfin, le livre nous informe agréablement et de manière didactique sur la cuisine japonaise (merci Thierry Marx) mais également sur les Yakuza et les règles qui régissent la mafia japonaise. Ayant découvert ce livre dans sa version audio, le lecteur, Antoine Baslier, a une diction parfaite, un rythme de lecture comme il faut pour apprécier l'histoire. Un roman policier agréable mais sans grande surprise. (quoilire dot wordpress dot com)
Samedi 14
Samedi 14 Moyen
Note générale
Moyen
Policier drole et épicurien Un roman à l'image de l'auteur, Jean-Pierre Pouy, tout en contradiction dès l'intitulé Samedi 14 dans la collection Vendredi 13. Le côté épicurien "non-alcoolisé", pour une fois aurait-on tendance à dire, a sa part belle et donne de petits twists, des saveurs différences au récit.Mais ce qui est très drôle c'est que l'on trouve beaucoup de points communs avec le précédent roman que j'ai lu, Sans pitié, ni remords de Nicolas Lebel. Un petit peu du monde l'art, beaucoup de tchatche, un enquête à tiroirs; bref tout ce que l'on aime.On connaît bien sûr la verge, la gouaille et l'humour de Jean-Pierre Pouy, mais j'avoue que dans ce roman toutes ses qualités y sont magistralement réunies. Derrière Maxime on imagine un tonton flingueur des temps modernes, mais avec le charme et les méthodes de la génération précédente : tout en subtilité, en finesse et en surprise.Un roman court et frais qui convient parfaitement à un intermède littéraire.
Note générale
Super !
Drôle de suspense Alors que j'ai acheté ce livre dans un petit vide grenier, j'avoue avoir fait une superbe découverte. Car c'est tout simplement un des meilleurs romans policier et thrillers que j'ai lu cette année.Tout est bon dans ce roman.Tout d'abord l'histoire qui est particulièrement soignée, avec de nombreux rebondissements, mais sans aucun délire scénaristique.Mine de rien on apprend énormément tant sur l'art primitif africain, que sur les musées parisiens; et sans que cela faitEnsuite, les multiples énigmes parsemées tout au long de l'enquête. Si les amateurs de romans policier en identifieront rapidement certaines (cf. Le manuscrit inachevé de Franck Thilliez), il faut être un peu tordu pour les trouver toutes. Bravo à l'auteur pour avoir fait le poème à tiroirs et pour en avoir glissé d'autres secondaires dans les pages du roman (faites attention au moment de lire le rêve de Vlad par exemple).Mais c'est surtout l'écriture de Nicolas Lebel qui est remarquable. D'une grande fluidité, elle donne part belle au "patois" parisien des gens qui ont bien bourlingué. Ajouté à l'humour et au verbe fleuri du héro principal, le Capitaine Mehrlicht, on ne peut s'empêcher de penser à un scenario d'Audiart. C'est un petit bonbon de littérature.Les personnages sont forts, et pas uniquement en parole, attachants, multiples et complémentaires.Enfin, la dérision du roman vis-à-vis d'autres auteurs. A ce jeu c'est Olivier Norek qui perd, en endossant un personnage nommé "Olivier Ronek" ou se voyant attribué l'adresse mail des complaintes (bien lire jusqu'au bout les pages de remerciements).Sincèrement, j'aimerais bien en voir l'adaptation cinématographique avec un Jean-Pierre Daroussin dans le rôle principal.Mon seul regret à la lecture de ce roman a été de découvrir qu'il s'agissait de la troisième (sur cinq) aventure du Capitaine Mehrlicht, mais avec comme seul réconfort que l'auteur ne dévoile rien des enquêtes précédentes si ce n'est qu'elles ont été résolues.
Note générale
Déçu
Rien de nouveau dans le monde d'en-dessous Suspicious Minds est effectivement un préquel et se situe avant les événements de Stranger Things. Il s’agit d’un roman qui suivra la mère d'Eleven et son passage en tant que sujet de test dans le programme MKUltra, dont la série commence tout juste à gratter la surface.Mais contrairement à la série qui nous propulse dans le monde des années 80, ce série nous fait entrer dans la période noire de la présidence Nixon, de la crainte du communisme et du Vietnam. D'ailleurs ce roman m'a fait découvrir une pratique que je ne connaissais pas le tirage au sort de la conscription, qui, bien que réel, m'a quelque peu fait penser à celle des Hunger Games.Malgré une lecture agréable, il faut bien avouer qu'il n'y a pas de révélations tonitruantes dans ce roman.Les amateurs de la série apprécieront sa lecture afin de prolonger l'univers de la série dans l'attente de la nouvelle saison, mais ce seront bien les seuls qui peuvent y trouver un intérêt dans sa lecture.
My Home Hero - MY HOME HERO,02
MY HOME HERO,02 Super !
Note générale
Super !
Une série addictive Je confirme que My home hero est bien un ovni dans le monde des mangas. Ce second tome confirme les qualités et l'originalité du premier tome : une intrigue bien ficelée, un scenario béton avec de nombreux rebondissements, des personnages fouillés, humains, touchants ou haïssables. Que vous dire de plus pour vous convaincre de vous lancer dans la lecture de cette série, peut-être tout simplement qu'après avoir ouvert ce second tome, je ne l'ai pas fermé avant d'en être arrivé à la fin tant je ne pouvais pas décrocher.
Note générale
Super !
Simplement beau Pascal Rabaté & François Ravard nous apportent une très belle histoire : celle d'un paysan, simple voire simplet, au grand cœur, qui va se mettre en quête de l'âme sœur avec l'aide de sa sœur et d'un fermier "mis sur la paille" et recueilli par compassion. Je suis originaire du monde paysan dont je me suis éloigné du fait de mon parcours professionnel. Mais il n'y a pas de fausses notes, pas de mensonges, dans cette bande-dessinée, tout est en justesse et délicatesse. On sent que Pascal Rabaté & François Ravard ont partagé cette vie, en sont-ils issus ou l'ont-ils approchés pendant une longue période ? Toujours est-il que tout est vrai : la solitude de ces gens de la terre, leur amour de leur métier, leur quasi-sacerdoce de leur profession, leur désarrois quand leur exploitation ne devient plus rentable et qu'ils doivent s'en séparer, mais aussi parfois malheureusement leur suicide. On pourrait alors penser à une BD triste, misérabiliste; il n'en est pas du tout question, bien au contraire. A chaque point difficile succède un point d'humour qui évite à l'histoire de sombrer dans la noirceur. D'ailleurs le dessin est à l'image de l'histoire : un trait simple mais précis, des couleurs pastelles et chatoyantes, qui apportent douceur et plaisir à regarder cet ouvrage. Le seul regret est de devoir refermer un peu vite ce livre malgré ses 80 pages, et espérer, qui sait, une suite.
Note générale
Moyen
Un policier sans surprise Si vous pensiez lire un thriller, changez de livre, car "ce n'est" qu'un roman policier. un roman policier. Un roman policier qui a un peu de mal à démarrer, mais qui s'installe tranquillement. L'intrigue est cousue de fil blanc, aussi les amateurs n'auront aucun mal à trouver la solution.On se prend à aimer ce personnage brimé tant par sa mère que par ses collègues, on a envie de l'aider, de le secouer pour qu'il réagisse. Aussi dès qu'il prend peu à peu de l'assurance, on est heureux de le voir évoluer et progresser dans son enquête. L'identification au personnage est donc parfaitement réussie grâce à la plume légère, fluide, entraînante de Claire Favan.Si Dany Myers est le personnage central, l'histoire ne serait pas la même sans la pléiade de personnages secondaires aux personnalités bien marquées, aux psychologies diverses qui apportent saveurs, humour et fraîcheur au récit. Il est dommage cependant que certains d'entre eux soient un peu caricaturaux.Ayant découvert ce livre dans sa version audio, j'ai particulièrement apprécié la lecture faite par Alexandre Donders. Elle est claire, la diction est parfaite, les intonations en fonction des personnages permet de rapidement les identifier à l'écoute.
Boréal
Boréal Super !
Note générale
Super !
Un roman glaçant Boréal est un excellent roman avec lequel vous passerez un très bon moment, et ce pour plusieurs raisons.Tout d'abord se déroulant essentiellement vers le cercle polaire, dans une région du Groenland particulièrement hostile, le roman est dépaysant. Ce dépaysement intervient au niveau du mode de vie des personnages, du peuple autochtone, de leurs coutumes, de leur évolution dans leur environnement soit très clos, la base offrant peu d'intimité, ou à l'opposé dans un désert extrêmement vaste. Les repères sont chamboulés tant pour les personnages que pour le lecteur qui doit oublier ses habitudes d'enquêteur ou d'homme d'action : comment dater la mort avec un cadavre trouvé congelé sur la banquise, fuir en plein blizzard, avoir des moyens de communication limités, ou encore espérer l'intervention de la police au mieux dans les jours à venir.A mon avis, en plus de nous offrir un thriller captivant, Sonja Delzongle profite de ce roman pour passer deux messages. Le premier est de rendre hommage à la mère des romans policiers, Agatha Christie, en reprenant le principe des 10 petits nègres, ou après les personnages de la mission scientifique disparaissent les uns après les autres. Ensuite, de passer un message écologique fort en dénonçant certaines actions humaines impactant la planète, ou en projetant ses personnages au milieu d'événements météorologiques et géologiques importants témoins du dérèglement climatique.La structuration du roman est particulièrement bien faite, en juxtaposant les actions entre les différents membres de l'équipe scientifique, mais également entre les deux enquêtes "continentale". Une fois passée l'introduction, la présentation des différents personnages et lieux, le rythme du livre monte et ne retombe pas avant la fin du roman.Enfin un petit conseil, si cette chronique vous a plu et que vous décidiez d'acheter ce livre, attendez quelques jours vous pourrez l'avoir au format poche pour un tarif inférieur au prix du livre numérique.
Miso soup
Miso soup Moyen
Note générale
Moyen
Oppressant et critique Tout d'abord, je pense qu'il est bon de préciser qu'il s'agit d'un roman de Ryû Murakami et non pas du plus connu Haruki Murakami avec sa célèbre trilogie 1Q84. Et j'aurais aussi tendance à dire malheureusement car si le style de Ryû est bien différent de son homonyme, il n'en est pas moins intéressant.Une fois de plus cet auteur nous dépeint les dérives de la société nippone en nous plongeant dans le quartier chaud de Tokyo en suivant un jeune japonais, Kenji, officiant de guide aux étrangers dans cette jungle. Mais cette fois-ci son client, américain, disant s'appeler Frank, est étrange, inquiétant; d'autant plus que des meurtres surgissent au moment de leur virée.L'intérêt du livre tient dans cette incertitude, dans l'ambivalence de Frank, apportant une ambiance lourde, suffocante et glauque à l'image du quartier dans lequel évolue le livre  et de ce qui s'y pratique. Il est d'ailleurs surprenant de voir que bien qu'écrit il y a plus de 20 ans, ce roman est toujours d'actualité et n'a pas vieilli, même avec les technologies mentionnées. Au-delà du roman à suspense, il est intéressant d'avoir un regard d'un japonais sur sa population, ses rites, sa culture, son mode de vie et sa relation au travail et au sexe.
Note générale
Déçu
Un Bordage sans grande originalité Je suis un peu déçu de ce roman de Pierre Bordage. Je ne suis pas un fan de cet auteur mais mes précédentes lectures de cet auteur, le roman-feuilleton des Derniers hommes et la saga fantasy-historique de L'enjomineur, m'avaient particulièrement plus de par leur originalité, leur inventivité et leur caractère prenant. Malheureusement je n'ai pas retrouvé ces qualités dans Porteur d'âmes, où la seule originalité provient de l'idée de la machine permettant de transférer une âme d'un corps à un autre.Mais une fois passée cette découverte, tout reste du déjà vu lu : la société secrète contrôlant le monde, l'enquête linéaire sur un serial killer.En fait le point le plus positif  de ce roman est d'apporter une triple regard sur la société : celui de l'élite souvent déconnectée de la réalité avec Cyrian jeune loup opportuniste, celui de la classe moyenne avec Edmé l'inspecteur de police et Léonie, l'immigrée clandestine exploitée sexuelle depuis son enfance.Personnellement, je ne l'ai pas lu, mais écouté. et j'avoue avoir eu du mal à entrer dans l'histoire et à la suivre. Au début du roman, Damien Witecka lit sur un ton de la confidence, aussi, si l'on est un moment distrait, on a vite fait de décrocher. Et de ne pas entendre une voix entraînante, on a tendance à ne plus faire attention et ne pas raccrocher à l'histoire. Mais cette intonation est abandonnée sur la seconde moitié du roman, l'auteur met beaucoup plus de vie, incarne plus les personnages, et l'écoute du roman est beaucoup plus prenante, et on a enfin plaisir à écouter l'histoire.
Note générale
Déçu
Un Bordage sans grande originalité Je suis un peu déçu de ce roman de Pierre Bordage. Je ne suis pas un fan de cet auteur mais mes précédentes lectures de cet auteur, le roman-feuilleton des Derniers hommes et la saga fantasy-historique de L'enjomineur, m'avaient particulièrement plus de par leur originalité, leur inventivité et leur caractère prenant. Malheureusement je n'ai pas retrouvé ces qualités dans Porteur d'âmes, où la seule originalité provient de l'idée de la machine permettant de transférer une âme d'un corps à un autre.Mais une fois passée cette découverte, tout reste du déjà vu lu : la société secrète contrôlant le monde, l'enquête linéaire sur un serial killer.En fait le point le plus positif  de ce roman est d'apporter une triple regard sur la société : celui de l'élite souvent déconnectée de la réalité avec Cyrian jeune loup opportuniste, celui de la classe moyenne avec Edmé l'inspecteur de police et Léonie, l'immigrée clandestine exploitée sexuelle depuis son enfance.Personnellement, je ne l'ai pas lu, mais écouté. et j'avoue avoir eu du mal à entrer dans l'histoire et à la suivre. Au début du roman, Damien Witecka lit sur un ton de la confidence, aussi, si l'on est un moment distrait, on a vite fait de décrocher. Et de ne pas entendre une voix entraînante, on a tendance à ne plus faire attention et ne pas raccrocher à l'histoire. Mais cette intonation est abandonnée sur la seconde moitié du roman, l'auteur met beaucoup plus de vie, incarne plus les personnages, et l'écoute du roman est beaucoup plus prenante, et on a enfin plaisir à écouter l'histoire.
Note générale
Bien
Le meilleur roman de Marc Voltenauer Cet Aigle de sang est sans conteste le meilleur des trois romans de Marc Voltenauer. Tout d'abord, l'auteur a eu la bonne idée de rompre avec le modèle de ces deux premiers romans. D'une part il n'a pas laissé son héros affronter une nouvelle énigme dans Gryon au risque de faire passer le petit village comme le village le plus malfamé de la Suisse; et d'autre part, son héros Andreas Auer va devoir enquêter, non pas sur un meurtre, mais sur lui et ses origines. Sur ce second point, j'ai trouvé quelques analogies avec Rouge armé de Maxime Gillio. Mais je rassure tout de suite les amateurs de romans policier, la vie de la petite île Gotland va être bouleversée et des meurtres vont jalonner la recherche d'identité du héros. Bien que n'étant pas dans son pays d'office, l'inspecteur suisse sera autorisé à assister à celle-ci en Suède. Je ne vais pas plus loin dans le résumé du livre au risque de vous dévoiler celui-ci. Un autre élément important dans ce livre est la Suède et son histoire. On sent que l'auteur apprécie connaît bien ce pays, ses coutumes et sa cuisine, car il parsème l'histoire de détails sur ce pays; par rapport au pays du Muveran, c'est à la fois dépaysant, rafraîchissant et instructif. On pourrait alors penser que c'est le roman policier parfait, mais il y a bien quelques imperfections (qui je suis sûr seront gommés dans le quatrième roman). Ainsi de nombreuses répétitions tant sur la recherche de parentalité d'Andreas que sur les différents rites du clan auraient pu être évitées. Mais ce qui m'a le plus gêné, ayant du mal à mémoriser les patronymes (et encore plus les patronymes suédois), c'est la multitude des personnages que brasse ce roman. Et histoire de me rendre la tâche encore plus dure, certains de ces personnages vont avoir des noms d'emprunt. Donc si vous êtes comme moi, n'hésitez pas à vous munir d'un petit papier et d'un crayon pour dresser un organigramme. Et puis il y a quelques figures de style qui m'ont surpris dans ce troisième livre de Marc Voltenauer que je n'avais pas notée lors de ses précédents romans. Afin de coller au mieux au pays dans lequel se déroule l'histoire, l'auteur a volontairement employé le tutoiement tout au long des discussions, même pour des personnages officiels venant interroger des témoins ou des suspects alors qu'ils ne se connaissent pas. Mais dans ce cas, cette adaptation stylistique est rompue lors de l'emploi de la numération helvético-belge (septante, nonante). Je dois avouer que je pinaille sur de menus détails car la lecture de L'aigle de sang est d'une grande fluidité, très agréable; et chose que je souligne rarement, la couverture est particulièrement réussi et attractive. Au final, c'est certainement le meilleur roman de Marc Voltenauer qui nous fait découvrir un peu plus son héros et la Suède.