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Actif depuis le 24 mai 2012
Dernier avis le 18 février 2019
321 avis rédigés
3,5/5 évaluation moyenne
602 notes utiles

Les vieux fourneaux - Les vieux fourneaux, T3
Celui qui part Super !
Note générale
Super !
Audiard et Gouriot ne sont pas loin Je vous préviens tout de go, commencer à lire Les vieux fourneaux, c'est s'engager dans la lecture de la série entière. En effet, comme moi, si vous succombez au plaisir de lire le premier tome, vous allez être charmé par cet univers de Lupano Wilfrid et Cauuet Paul, aussi coloré que le sont les couvertures des 5 tomes déjà existants. Aussi surprenant que cela puisse paraître, vous allez adorer la vie de ces septuagénaires à la campagne. J'ai été séduit tant par les caractères (forcément forts) des personnages, que par leur sympathie qu'ils attirent, mais aussi et avant tout par leur aventure individuelle, passée et actuelle. On éclate de rire face à leurs actions subversives ou résistantes, à leurs envolées verbales, leurs diatribes, leurs engueulades, qui fleurent bon les dialogues de Michel Audiard et les brèves de comptoir de Jean-Michel Gouriot. Mais, derrière ces pitreries, ces petits vieux sont là aussi pour raconter notre époque, ses bouleversements sociaux, politiques et culturels, ses périodes de crise; et diffuser des messages d'humanité, de tolérance et d'écologie, Le dessin soutient parfaitement les propos, le mouvement et l’ambiance du livre. Le trait est aussi grossier que les personnages qu'il représente. Une série que l'on adore dont on ne redoute qu'une chose, le trait final qui la terminera.
Note générale
Super !
Follement réaliste Je vous préviens tout de go, commencer à lire Les vieux fourneaux, c'est s'engager dans la lecture de la série entière. En effet, comme moi, si vous succombez au plaisir de lire le premier tome, vous allez être charmé par cet univers de Lupano Wilfrid et Cauuet Paul, aussi coloré que le sont les couvertures des 5 tomes déjà existants. Aussi surprenant que cela puisse paraître, vous allez adorer la vie de ces septuagénaires à la campagne. J'ai été séduit tant par les caractères (forcément forts) des personnages, que par leur sympathie qu'ils attirent, mais aussi et avant tout par leur aventure individuelle, passée et actuelle. On éclate de rire face à leurs actions subversives ou résistantes, à leurs envolées verbales, leurs diatribes, leurs engueulades, qui fleurent bon les dialogues de Michel Audiard et les brèves de comptoir de Jean-Michel Gouriot. Mais, derrière ces pitreries, ces petits vieux sont là aussi pour raconter notre époque, ses bouleversements sociaux, politiques et culturels, ses périodes de crise; et diffuser des messages d'humanité, de tolérance et d'écologie, Le dessin soutient parfaitement les propos, le mouvement et l’ambiance du livre. Le trait est aussi grossier que les personnages qu'il représente. Une série que l'on adore dont on ne redoute qu'une chose, le trait final qui la terminera.
Note générale
Super !
Les septuagénaires attaquent Je vous préviens tout de go, commencer à lire Les vieux fourneaux, c'est s'engager dans la lecture de la série entière. En effet, comme moi, si vous succombez au plaisir de lire le premier tome, vous allez être charmé par cet univers de Lupano Wilfrid et Cauuet Paul, aussi coloré que le sont les couvertures des 5 tomes déjà existants. Aussi surprenant que cela puisse paraître, vous allez adorer la vie de ces septuagénaires à la campagne. J'ai été séduit tant par les caractères (forcément forts) des personnages, que par leur sympathie qu'ils attirent, mais aussi et avant tout par leur aventure individuelle, passée et actuelle. On éclate de rire face à leurs actions subversives ou résistantes, à leurs envolées verbales, leurs diatribes, leurs engueulades, qui fleurent bon les dialogues de Michel Audiard et les brèves de comptoir de Jean-Michel Gouriot. Mais, derrière ces pitreries, ces petits vieux sont là aussi pour raconter notre époque, ses bouleversements sociaux, politiques et culturels, ses périodes de crise; et diffuser des messages d'humanité, de tolérance et d'écologie, Le dessin soutient parfaitement les propos, le mouvement et l’ambiance du livre. Le trait est aussi grossier que les personnages qu'il représente. Une série que l'on adore dont on ne redoute qu'une chose, le trait final qui la terminera.
Note générale
Super !
De charmants ronchons Je vous préviens tout de go, commencer à lire Les vieux fourneaux, c'est s'engager dans la lecture de la série entière. En effet, comme moi, si vous succombez au plaisir de lire le premier tome, vous allez être charmé par cet univers de Lupano Wilfrid et Cauuet Paul, aussi coloré que le sont les couvertures des 5 tomes déjà existants. Aussi surprenant que cela puisse paraître, vous allez adorer la vie de ces septuagénaires à la campagne. J'ai été séduit tant par les caractères (forcément forts) des personnages, que par leur sympathie qu'ils attirent, mais aussi et avant tout par leur aventure individuelle, passée et actuelle. On éclate de rire face à leurs actions subversives ou résistantes, à leurs envolées verbales, leurs diatribes, leurs engueulades, qui fleurent bon les dialogues de Michel Audiard et les brèves de comptoir de Jean-Michel Gouriot. Mais, derrière ces pitreries, ces petits vieux sont là aussi pour raconter notre époque, ses bouleversements sociaux, politiques et culturels, ses périodes de crise; et diffuser des messages d'humanité, de tolérance et d'écologie, Le dessin soutient parfaitement les propos, le mouvement et l’ambiance du livre. Le trait est aussi grossier que les personnages qu'il représente. Une série que l'on adore dont on ne redoute qu'une chose, le trait final qui la terminera.
Note générale
Super !
Les vieux reviennent à la charge Je vous préviens tout de go, commencer à lire Les vieux fourneaux, c'est s'engager dans la lecture de la série entière. En effet, comme moi, si vous succombez au plaisir de lire le premier tome, vous allez être charmé par cet univers de Lupano Wilfrid et Cauuet Paul, aussi coloré que le sont les couvertures des 5 tomes déjà existants. Aussi surprenant que cela puisse paraître, vous allez adorer la vie de ces septuagénaires à la campagne. J'ai été séduit tant par les caractères (forcément forts) des personnages, par leur sympathie qu'ils attirent, mais aussi et avant tout par leur aventure individuelle, passée et actuelle. On éclate de rire face à leurs actions subversives ou résistantes, à leurs envolées verbales, leurs diatribes, leurs engueulades, qui fleurent bon les dialogues de Michel Audiard et les brèves de comptoir de Jean-Michel Gouriot. Mais, derrière ces pitreries, ces petits vieux sont là aussi pour raconter notre époque, ses bouleversements sociaux, politiques et culturels, ses périodes de crise; et diffuser des messages d'humanité, de tolérance et d'écologie, Le dessin soutient parfaitement les propos, le mouvement et l’ambiance du livre. Le trait est aussi grossier que les personnages qu'il représente. Une série que l'on adore dont on ne redoute qu'une chose, le trait final qui la terminera.
Alex
Alex Super !
Note générale
Super !
Laissez-vous surprendre Je ne sais pas si j'ai re-lu involontairement ce livre ou si j'ai vu son adaptation cinématographique (son adaptation avait été annoncée en 2014, mais je trouve aucune trace de la concrétisation de ce projet), mais toujours est-il que j'avais une sensation de déjà lu. Mais une sensation pas désagréable car une nouvelle fois je me suis laissé emporter par cette histoire et ses nombreux rebondissements et réorientations. Je ne peux malheureusement pas en dire plus de peur de vous dévoiler le livre et vous privez de la joie des surprises composées par Pierre Lemaitre. En fait, ce n'est pas un roman que l'on a, mais trois. Trois parties bien différentes, trois personnages partageant la même histoire qui gravent tous autour d'Alex mais qui vont tour à tour prendre part à son aventure. L'auteur peut ainsi exprimer tout son talent pour relancer l'histoire mais surtout développer les personnages, leur psychologie, et leur implication dans l'histoire. Je vous conseille tout particulièrement la lecture de ce livre dans son format audio. En effet, sa lecture voix haute est très réussie, Pierre Lemaître le souligne d'ailleurs dans lde dernier chapitre du livre audio consacré à son interview sur Alex. Attention cependant à ne pas écouter cette interview car elle divulgue les différents retournements de l'histoire et en analyse les raisons, les techniques; donc intéressante pour les amateurs du genre.
Rouge armée
Rouge armée Déçu
Note générale
Déçu
Bon roman historique mais pas policier En fait je ne sais pas comment noter ce roman, car à mon avis il s'agit plus d'un roman que d'un roman policier. Si Maxime Gillio adopte pour son roman un schéma classique de l'enquête, ici journalistique, dans le temps présent, et une narration du temps passé, un peu comme dans les romans de Camilla Lackberg, on s'attend à ce que les deux récits se rejoignent dans le dénouement final. Mais ici, rien, les deux narrations se font mais n'apportent aucune explication, aucun rebondissement au récit. Nous sommes donc en présence d'un très bon roman historiques présentant les représailles et les mouvements ethniques au lendemain de la seconde guerre mondiale, ainsi que l'histoire de la Rote Armee Fraktion et de ses actions terroristes dans les années 70. Et donc on se demande ce qui peut lier la journaliste, la femme qu'elle interviewe et ces deux périodes historiques. Je prends le risque de divulguer la fin du roman, mais il n'y a rien. Si les personnages sont forts et imposent leur caractère, ils sont un peu caricaturaux et entraînent le lecteur dans des histoires périphériques qui ne sont que de pure perte de temps (e.g. la période de sevrage de la journaliste). Bref, je suis très mitigé sur le caractère policier du roman, de la mise en forme; mais reste convaincu que c'est un très bon roman historique. (Petit message à la Fnac, le titre du roman est "Rouge armé" et non pas "Rouge armée".
Ma ZAD
Ma ZAD Déçu
Note générale
Déçu
Vraie ZAD mais faux Poulpe Dans Ma ZAD, Jean-Bernard Pouy est fidèle à lui-même. Il nous propose une nouvelle fois un roman noir aux relents anarchistes. Bien qu'écrit en pleine période des manifestations contre l'Aéroport des Landes, il n'en est pas question ici malgré de fortes similitudes, une petite allusion y sera tout de même faite. Ici, Camille, quadra du genre adolescent attardé, défend la maison héritée de ses parents. On sent que derrière ce combat se cache une volonté d'exister, une volonté de montrer qu'il existe, d'avoir un point d’accroche, d'avoir son monde. Mais c'est surtout au travers de la séparation, des rencontres provoquées par cette aventure et des voyages qu'il va se révéler à la vie. Symbole de cette évolution, Jean-Bernard Pouy adopte deux styles littéraires bien opposés : un soutenu mais limpide, et un autre plus brut avec des mots fleuris. Si l'on bute parfois sur certaines expressions, ce n'est que pour mieux en profiter de l'aspect humoristique. Dans ce roman, j'ai retrouvé de fortes similitudes avec la série du Poulpe, non seulement dans le sujet de la défense des droits des hommes, de leur droit d'exister face aux multinationales et aux politiques véreux, de vivre avec leurs maigres moyens mais qu'il transforme en richesse intérieur; mais également dans le rythme et la verve de la plume de l'auteur. Serait-ce un hommage de l'auteur à ce héro céphalopode qui a coulé avec la maison d'édition Baleine?
Enfermé.e
Enfermé.e Super !
Note générale
Super !
Noir mais qui ne laisse pas indifférent Ce roman est une vraie claque. Jacques Saussey a décidé de laisser tomber un moment les thrillers pour nous offrir un roman noir sur le phénomène transgenre. Mais heureusement pour nous, il n'est pas tombé dans le sensationnalisme et le côté racoleur du sujet. Bien au contraire, au travers de son personnage, il nous dévoile les différentes étapes de la vie d'une personne confrontée à ce "problème" qu'est de vivre dans un corps ayant un sexe qui ne correspond pas à celui de votre mental. Et ces étapes ne sont pas de tout repos car cela passe bien sûr par la découverte de sa sexualité différente de celles des autres, de pouvoir en parler avec ses ami(e)s, ses parents et son entourage, de se trouver confronter à leurs réactions, leur acceptation, leur rejet voire leur isolement ou leur phobie. Mais bien sûr, l'auteur ne se contente pas d'une histoire basique, puisqu'il va projeter son personnage en prison, où il va vivre un véritable enfer; où cette différence va être l'excuse d'en faire un esclave sexuel. Sur ce point, nous pouvons noter quelques similitudes avec l'admirable roman noir de Karine Giebel, Meurtres pour rédemption. On comprend alors qu'en plus d'être enfermée en prison, enfermée dans une catégorie d'identification sexuelle, elle est avant tout enfermée dans son corps qui n'est pas vraiment le sien. Là où l'on voit que Jacques Saussey est un admirable conteur, c'est d'apporter un twist final à son roman. En effet, les différentes époques (enfance, adolescence, prison, après-prison) de la vie de Virginie, le personnage principal nous sont présentées alternativement, mais on se demande les raisons de l'attitude de Virginie dans sa dernière phase. On la devine, on a bien des options possibles, mais ce n'est que dans les dernières pages que tout se dévoile. Nul besoin de dire que les personnages sont fouillés, que la composante psychologique de Virginie est travaillée, approfondie, dévoilée par petites touches; que les autres personnages sont restreintes à leurs exactions au point de ne pas avoir de patronyme. Un roman difficile, aussi utile à lire qu'un roman sur la Shoah. Un roman qui a injustement reçu trop peu de récompenses.
Note générale
Bien
Prenant OVNi manga My home hero est un ovni dans le monde des mangas. Tout d'abord parce que le genre thriller est une thématique de manga rarement répandue, le genre policier se limitant généralement au traditionnel roman policier à la "Agatha Christie" ,ou devrais-je dire Ranpo Edogawa pour faire local, dans lequel à l'issue de l'histoire l'enquête est résolue par un raisonnement très cartésien. Ici, le personnage principal n'est pas forcément l'enquêteur, le meurtrier n'est pas obligatoirement le plus méchant (on aurait même de la compassion pour lui), et la situation risque de ne se finaliser rapidement. Le roman est également beaucoup plus rythmé, constamment relancé. D'autre part, parce que les auteurs ont voulu mettre en avant le réalisme de l'histoire. Les personnages principaux sont des parents lambda cherchant à protéger leur fille. Ils n'ont pas recours à de grands moyens faire disparaître le corps et ne pas se faire prendre, seule l'expérience d'auteur amateur de romans policier du père pourront les aider. Les sentiments et la psychologie des personnages ont également leur part belle à chaque étape de cette aventure. Petit écart dans ce réalisme serait la sur-présence du père dans la vie familiale alors qu'il est bien connu que ceux-ci accaparés par le travail sont souvent des fantômes du cocon familial. Enfin, bien que répondant aux principaux codes du manga comme, par exemple avec de petits cadres aux dessins simplistes mettant en exergue les sentiments des personnages, j'ai trouvé les dessins particulièrement soignés, précis, mais pas surchargés pour permettre au lecteur de s’imprégner de l'ambiance.
Note générale
Bien
Aussi bon lu qu'écouté D'habitude je ne suis pas très porté et amateur de thrillers psychologiques, mais j'avoue avoir été séduit par ce roman. Tout d'abord parce que contrairement à la majorité des romans entrant dans cette catégorie, il n'y a pas de longueurs, de répétitions, ou de profondes réflexions métaphysiques ou d'analyses médicales de l'état des personnages. Ici, les actions et réactions des personnages, leur perception de la situation, donnent toutes les informations sur leur état psychologique. Et comme les personnages sont variés, complexes, aux multiples facettes, on ne s'ennuie jamais, tantôt en les prenant en pitié, tantôt en les haïssant. Ensuite, l'histoire ne s'arrête pas à une situation initiale qui évolue lentement; l'auteur relançant perpétuellement l'histoire avec des rebondissements, des retournements de situation, des éléments supplémentaires dans l'enquête. Le mérite de l'auteure est d'avoir limité son livre à la juste longueur pour conserver un rythme adapté à la fluidité de son écriture. J'ai découvert ce livre dans sa version audio. Si le lecteur (Taric Mehani) a une diction parfaite et sait donner des intonations différentes pour incarner les différents personnages, sa lecture est quelque peu lente, au point que j'ai réglé la vitesse de lecture à 120%. Si vous aimez les thrillers psychologiques, ou que vous ne les aimiez pas, vous apprécierez Le couple d'à côté.
Note générale
Déçu
Bon guide touristique de Shanghai Il y a des livres que l'on a du mal à classer et à dire s'ils sont bons ou mauvais. Chine, retiens ton souffle de Xiaolong Qiu fait partie de ces livres. Tout d'abord, il est clairement un livre policier, un whodunit traditionnel, du genre old school, dans la lignée des reines du crime anglaises telle Agatha Christie. Aussi, il ne faut pas s'attendre à un roman palpitant, plein de rebondissements et de suspense. Bien au contraire, comme le peuple de l’empire du milieu, tout est en retenue, en douceur et philosophie. L'inspecteur Chen est le digne héritier d'Hercule Poireau en faisant travailler ses petites cellules grises pour résoudre les énigmes. Mais c'est surtout le fait que l'enquête passe pratiquement au second plan tant le mode de vie des chinois, leurs us et coutumes, leur vie, leur société, la politique, son économie, la pollution et la corruption sont présentés ou dénoncés. C'est un véritable récit de voyage à Shanghai que nous découvrons au fil des pages. Je n'ai pas été vérifié si tous les lieux, magasins ou échoppes mentionnés dans le livre existent vraiment, mais on pourrait presque se servir de ce livre comme guide touristique. Si la composition des personnages apparaît un peu simpliste, les annotations et références faites par des personnages secondaires à de précédentes affaires font penser qu'elle se dévoile et s'étoffe au fur et à mesure des enquêtes et des livres Si c'est dépaysant et séduisant dans la présentation de ce peuple lointain, cela entretien la confusion des genres et décevra les amateurs de romans policiers aux intrigues alambiqués et enquêtes rondement menées.
Note générale
Bien
Belle ouverture du bal des livres de 2019. Après deux romans mettant en scène Tomar Khan, Niko Tackian laisse un moment son personnage fétiche, la communauté arménienne et la banlieue parisienne; pour un flic frais émoulu de l’école de police, dans un canton suisse montagneux et enneigé. Pour une fois l’allusion à l’ambiance et l’hôtel Overlook de Shining n’est pas uniquement valable sur la quatrième de couverture, mais elle est bien présente dans le livre. Un hôtel abandonné dans une montagne en pleine tempête hivernale, où le personnage a des visions de personnes disparues de nombreuses années auparavant. De même celle à propos de Jason Bourne n’est pas usurpée, non pas au niveau de la densité des actions mais bien dans l’exploitation de l’amnésie du personnage principal. Mais là s’arrête le parallèle entre ces différentes œuvres car Niko Tackian nous livre bien une histoire originale Une histoire qui se lit très rapidement. Également scénariste de séries télé policières, l’auteur garde l’efficacité du récit dans ses livres. Si chaque chapitre n’est pas l’occasion à une scène d’actions, il y aura toujours une nouvel élément pour faire progresser l’enquête ou relancer l’histoire. Les personnages sont bien construits, complexes, mystérieux (surtout pour Joshua Auberson en quête de sa mémoire) dont on apprécie voir évoluer leur complicité. Un livre sans défaut me diriez-vous ? Non pas totalement. Si au début du livre nous sommes littéralement suspendu aux mots du livre, cette captivité s’estompe au fil des pages, pour fléchir avec une fin attendue du fait de manque d’alternatives possibles.
Note générale
Moyen
Autobiographie documentée qui ravira les fans « L’espace du rêve », autobiographie de David Lynch écrite avec une amie est à l’image de l’homme de cinéma et de ses films. Si le livre ne permet pas de lever totalement le voile sur le mystère David Lynch (les auteurs l’avouent d’ailleurs dès les premières pages du livre), il permet au travers de nombreux témoignages sur sa vie personnelle, d’anecdotes de tournage, de photographies inédites, d’aborder le personnage, sa vie hors du commun. L’intérêt de cette rédaction à quatre mains réside dans l’investigation de la journaliste Kristine Mc Kenna, en menant l’enquête auprès des proches et acteurs ayant côtoyé David Lynch, puis de confronter leur témoignage à la mémoire du maestro. Ce livre abondant de détails, et parfois d’humour, dresse un portrait complexe d’un homme qui l’est tout autant, un touche à tout, qui sait jouer de son image publique pour parfaire son inventivité, son originalité fantasque et son attitude à la fois mystérieuse, indéchiffrable et fascinante, mais toujours avec une grande fidélité en amitié Je conseille donc la lecture de ce livre aux fans du réalisateur-musicien-peintre, en plusieurs étapes pour assimiler l’ensemble.
Note générale
Bien
Terrifiant de réalité Après la chasse, les arrestations de juifs et la participation à la rafle du Vel-d'hiv, on pouvait se demander jusqu'où l'inspecteur Léon Sadorski. Il termine en apothéose (si j'ose dire) en prenant part à la déportation des juifs, en commanditant ou en commettant des assassinats pour assurer ses arrières, tout en continuant ses précédentes malversations d'extorsion de fond ou de récupération des biens. Mais le pire ne vient pas forcément de ce personnage infâme, le pire est l'attitude de la société pendant cette période ou comme l'anecdote des courses à Longchamp qui reprirent une heure à peine après un bombardement alors que les corps et blessés n'ont pas tous été évacués du site. Il faut savoir qu'en fin de livre, l'auteur donne toutes les références documentaires qui lui ont permis de retracer l'histoire de cet inspecteur et des personnes qui ont eu le malheur de croiser son chemin. C'est un travail digne d'un historien, un travail monumental qui rend d'autant plus horrible le livre. C'est donc à la fois un roman extrêmement noire, mais surtout qu'il faudrait lire pour le devoir de mémoire. Lire cette série m'a rappelé un roman étudié en français en classe de quatrième qui m'avait mis en véritable claque en me faisant découvrir l'horreur de la Shoah et des camps d'extermination. Même si Romain Slocombe cherche l'exactitude en donnant l'ensemble des dates, lieux, qualités des personnes, du fait des nombreuses histoires en parallèle, le roman est d'une grande fluidité et de se lire à une vitesse folle malgré ses plus de 700 pages. (quoilire dot wordpress dot com)
Note générale
Moyen
Original et interrogatif Fidèle à elle-même, Sandrine Collette amène le suspense dans des endroits où on s'y attend le moins. Après les vignes (Des nœuds d'acier) et la montagne (Six fourmis blanches), elle nous pose sur la mer. Tout commence avec un choix cornélien que doit faire un père : délaisser une partie de ses enfants pour embarquer sur une barque afin de sauver une partie de sa famille de la montée de la mer et la submersion inévitable de l'île qu'ils habitaient, en espérant pouvoir revenir chercher ceux qu'il laisse derrière lui. Derrière ce roman, Sandrine Collette rend hommage, ou reprend les codes, de classiques comme Sa majesté des mouches de Willima Golding concernant la survie des enfants laissés sur l'île, ou le roman de Raioaoa Tavae Si loin du monde, racontant la dérive d'un polynésien pendant 118 jours. Pour les uns comme pour les autres, c'est une nouvelle vie qui s'ouvre à eux : aller vers de nouvelles terres, ou bien prendre des responsabilités, des décisions. Et puis, sous couvert d'un roman à suspense, Sandrine Collette passe un message écologique fort. Le réchauffement climatique impacte des populations entières, les forçant à migrer, fuir leurs terres, parfois en urgence. Alors si ce roman n'est pas à proprement parlé un thriller avec beaucoup d'actions ou de courses poursuite, il n'en est pas moins intéressant par son originalité, sa sensibilité et les questions qu'il soulève. Enfin, j'ai découvert ce livre au travers de sa version audio : une diction parfaite, une personnalisation de la voix pour chaque personnage, même pour les plus jeunes. On regrettera simplement un léger manque de vitalité.
Les voies de l'ombre - Les voies de l'ombre, T4
Rémanence Déçu
Note générale
Déçu
Le tome de trop Parfois il est bon de savoir s'arrêter dans une série. Rémanence est le tome de trop dans la série des Voies de l'ombre. Tout comme le personnage du tueur psychopathe Kurtz, le suspense et l'inventivité du récit des trois premiers tomes ne sont plus que l'ombre d'eux mêmes. Le quatrième tome n'était pas sur la même voie que les trois premiers. Il faut dire qu'après avoir épuisé, usé voire tué tous les principaux personnages, pour écrire un opus à la série, il ne restait guère plus que les deux enfants objets de pression dans le premier tome. Malheureusement, l'absence de Kurtz, ou plutôt, il n'en reste que les graines semées lors du kidnapping des enfants, ne permet de faire une histoire originale. Nous lisons une histoire de jeune sombrant de plus en plus dans la délinquance puis la violence. En soit le livre se serait suffit en le sortant du contexte de Kurtz, en développant la psychologie et le passé des personnages. Cela aurait permis de réduire la longueur du récit et de ne pas restreinte l'action à quelques dizaines de pages. Une histoire à lire pour parfaire le tour de la série, mais qui n'est pas une obligation; un livre à réserver aux fans de Jérôme Camut & Nathalie Hug.
Les voies de l'ombre - Les voies de l'ombre, T3
Instinct Bien
Note générale
Bien
Un roman palpitant survitaminé Le plus difficile lorsque des écrivains se lancent dans une série aussi volumineuse que celle des Voies de l'ombre est de savoir garder son auditoire en trouvant dans chaque tome un nouvel axe au récit, de ne pas sombrer dans la répétition du premier tome. Cet Instinct, troisième tome de la tétralogie, est l'exemple même du livre qui déjoue tous les pièges de la série. Tout d 'abord les personnages principaux sont changés, sauf bien entendu le psychopathe, véritable soleil noir autour duquel gravitent tous les autres personnages. Jérôme Camut et; Nathalie Hug ont eu la bonne idée de reprendre un personnage secondaire, de le faire montée en puissance. Personnage fort, à la psychologie différente des précédents héros, qui va revoir son jugement sur Kurtz. Kurtz, justement, Phénix du mal, qui va revenir et montrer tous ses talents d'emprise psychologique, de son intelligence, qui ferait passer Hannibal Lecter pour un amateur. Hasard de l'actualité de décembre 2018, mais le final du roman semble avoir été inspiré par les mouvements de contestation dans la capitale française. Je ne m'étendrais pas sur les qualités de la rédaction à 4 mains de ce roman : les deux auteurs apportent chacun leurs facilités respectives qui font passer ce roman des presque 600 pages à une vitesse grand V. Allez, je ne perds pas le rythme, je me lance dans la lecture du dernier tome.
Les voies de l'ombre - Les voies de l'ombre, T2
Stigmate Moyen
Note générale
Moyen
Un roman jonction Ce second tome est beaucoup plus axé sur la psychologie de Kurtz, cette machine de méchanceté et du taylorisme du crime. Les auteurs nous dévoilent la méthodologie et la montée en puissante de Kurtz, machiavélique, intelligent et insaisissable. On est donc loin du rythme et de l'intensité du premier tome, sans pour autant avoir un livre plan plan. Autre grosse différence avec le premier tome est le retournement des rôles, le chasseur devient chassé. Mais comme dit le dicton, on n'apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces, et ce vieux renard à plus d'un tour dans son sac pour retourner la situation. Sans doute pas le meilleur livre de la tétralogie (même si je n'ai pas encore lu les deux derniers tomes), mais il constitue la pierre angulaire du récit et est le tome autour duquel l'histoire va prendre un nouveau virage.

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